pour deux mille douCe

Au jour de l’an il est de tradition d’offrir ses vœux mais aussi de prendre de « bonnes » résolutions. Certains profitent de ce jour pour faire leur  « coming out. »

Un « coming out »

L’année 2011 ne m’a pas vu produire beaucoup de textes. J’ai déserté souvent le chantier. Depuis des mois des douleurs multiples se sont installées dans mon corps et envahies mon esprit. Après avoir passé de nombreux examens médicaux, toujours négatifs, il a été établie que le mal, dont je souffrais, porté ce curieux nom de fibromyalgie. Maladie pris pour un fourretout par certains carabins mais très au sérieux, fort heureusement,  par les médecins du centre antidouleur qui m’ont pris en charge. Fibromyalgie voilà un nom que je ne connaissais pas il y a un an. Pourtant ce dysfonctionnement du système nerveux qui inonde le malade de douleurs exacerbées, à commencer discrètement à s’installer il y a plusieurs années. Aujourd’hui devenu trop envahissant, il m’a fallu mobiliser mon énergie pour le comprendre et retrouver la maitrise de mon esprit face à la douleur devenu chronique. Actuellement cette maladie est incurable, il me faudra donc apprendre à vivre en fibromyalgique. Etonnant ironie du « corps » pour qui travaille la philosophie sur l’axe de la gestion de la  souffrance.

Prendre de bonnes résolutions.

Après un an à trainer sur mon établi  je « m’engage » à terminer,  avant la fin de cette nouvelle année, la correction de la version in extenso de « l’échafaudage  de planches », afin de proposer une version en E book mais aussi papier de cet essai. Voilà c’est dit.

Vous offrir mes bons vœux.

Enfant, j’ai été marqué par la troisième marraine dans le conte la Belle au bois dormant.

Elle ne pouvait  pas annuler le sort de la seconde et méchante fée mais a converti la mort en un sommeil profond .

Encore moins fée que cette troisième marraine, je ne peux vous éviter les douleurs que vous allez vivre en 2012 mais à travers ces mots et mes textes à votre disposition, vous  puissiez-vous trouver les outils nécessaire pour en limiter les souffrances que ces mauvais jours généreront … Tel est mon souhait pour vous et tous vos proches.

 

De plaisir est vraiment le souverain bien ?

Le plaisirs est il le but d’une vie ? La concrétisation du bonheur ?

Les philosophes parlent de plaisir comme souverain bien. Bentham  pensait que «tout plaisir est un bien. Tout plaisir doit être recherché, tout plaisir en vaut un autre …  préjugé à part, à plaisir égal, le plaisir d’épingle vaut poésie ».

A quoi John Stuart Mill répond une génération plus tard « Il faut mieux être un homme insatisfait qu’un porc satisfait …Il faut mieux être Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait ».

Pour Bentham « chacun veut le bienêtre et refuse le mal être ». Nombreux sont les philosophes mettant en avant le plaisir, donnant leur vision des chemins idéaux pour l’atteindre. A les lire le plaisirs prend de multiples formes et le pluriel s’imposerait.

Que recherchent les hommes ? Partis des cavernes pour arriver aujourd’hui à ce monde technique si complexe mais pas toujours heureux .

Pour ma part  ce n’est pas de plaisir, mais de moindre souffrance qu’il faut parler pour trouver l’essence de toutes nos motivations.

Chercher tous ce qui peut soulager, éviter la souffrance, quoi que nous fassions. La racine de notre action est cette recherche permanente de la moindre souffrance. Tel un arbre au milieu de la plaine oriente ses branchages pour faire face au vent avec le moindre effort, nous organisons notre possible dans la moindre souffrance. J’ai bien dit notre possible, qui n’est pas toujours, notre vouloir.

Nous aimons parler du cas particulier où cela ne « marche » pas. Parlons en de suite : Le cas des machistes est du même ordre, une souffrance peut servir à en cacher une autre plus difficile à vivre. Une souffrance peut être aussi recherchée pour nous permettre de comprendre une situation que nous n’acceptons pas et qui inconsciemment représente une plus grande souffrance que celle que nous nous infligeons dans cette situation paradoxale.

Certains pensent comme Condorcet, que nous allons toujours tôt ou tard, vers le progrès. Je vois en cette recherche  toujours la même volonté. Nous allons toujours vers le mieux  pour mieux soulager la souffrance, la douleur des un bs mais aussi et surtout les notre. Mais rien ne dit que ce chemin ne devra pas passer parfois par un moins bon, un plus douloureux. Il faut parfois franchir des montagnes pour trouver des vallées plus propices au progrès. Elles n’ont pas toujours un col facile d’accès.

La recherche de la moindre souffrance, cette quête, est le moteur de l’humanité.

Notre sain graal !

(il n’y a pas de faute j’ai bien écrit sain sans T)

J’ai fait un postulat en le précisant: Ce qui va agir les hommes et l’humanité est la recherche permanente de la moindre souffrance.

(Même si parfois dans l’homme dans l’erreur la plus total fait souffrir d’autres hommes dans les pires atrocités pour en soulager la siens. Ceci n’est pas un excuse mais un constat – par ex le fasciste, les dictatures, le tyrannise)

Moindre souffrance individuelle qui dans un souci d’efficacité c’est propagé aux autres et devenu collective donnant les civilisations. L’utopie restant une extension des solutions à l’ensemble de l’humanité, le réaliser en un principe universel.

Tel est le sens de ma réflexion et de mes textes laissé sur ce blog.

Bonne lecture.

Si peu de temps

Billet d’humeur du dimanche 9 octobre 2011 Pourquoi tant d’histoires dans  trente six mille cinq cents jours nous ne serons que poussière parmi la poussière… 

Pour ma part ayant dépassé la cinquantaine, sans tenir compte de mon héritage génétique, je devrai dire dans  dix  neuf mille jours. Etre  lucide, dans mon cas, c’est d’imaginer pouvoir souffler mon quatre vingtième anniversaire dans moins de  dix mille jours. (moins de 9340 jours au jour de l’écriture de ce billet … et vous ?). Si nous comptions en jour restant à vivre et non en années vécus, la profondeur des événements,  la priorité des problèmes, l’importance de nos envies seraient bien (souvent…toujours ?) tout autre.
Parce qu’il n’est pas possible de connaitre notre  jour ultime de notre dernier souffle, nous optons  pour cette logique cartésienne de compter le passé. Les religions nous ont promis l’immortalité, facile alors de faire comme si le temps ne nous était pas compter. L’impermanence de la vie, pour nous autre de la société occidental est une notion rare. Et pourtant elle me parait comme fondamentale pour cesser de perdre son temps. Pour trouver
le temps d’être soi, de cesser de courir tout le temps pour avoir plus. ah! Etre ou avoir ?

Pour pouvoir vivre pleinement chaque jour, chaque journée, chaque nuitée, cela me semble possible seulement avec cette précise de conscience de cette notion du temps : l’impermanence de notre vie. Il nous faut la placer au centre de votre horloge interne comme clef de voute. Il nous sera (est) possible alors de commencer le renoncement de l’avoir pour n’être plus que dans l’être. 

Pour cela c’est ni une société communiste, ni une société capitaliste  qui nous faut, c’est bien  autrement.  C’est ce qui est à bâtir aujourd’hui. Une société de l’être et non de l’avoir. 

C’est dans tout le savoir passé déposer devant éparpillé, par un syncrétisme que nous bâtirons la société de demain, comme l’homme l’a toujours réalisé depuis ces origines. Etrenne quête pour construire une société humaine pour des humains. Elle ne peut pas être que matériel, aujourd’hui nous le voyons cela ne marche pas, elle devra être spirituel. L’homme de  peux faire l’économie d’une large réflexion philosophique avant de tracer les premier traits d’un programme qui se dira politique.

L’heure est donc à la philosophie…

 JMD 

un détour en philo …

Pot à crayons  Au menu sur ce blog

crayon.gif

clef.jpg 2 Contes à lire à soi-même et aux autres

 Un morceau de tissu blanc

Le pigeon Blanc et l’enfant

piceaupm.gif Poésies libres et inégales

Pré-Textes en Poésie

 

 

livreetcrayons.gif Petits essais philosophiques

La philosophie pourquoi faire ?

D’Epicure, la lettre à Ménécée

L’adoption pour les couples homosexuels

Symbolisme et réalité : la Lune

Universelle vous avez dit universelle !

« être libre et de bonnes moeurs »

La Franc maçonnerie est elle une religion ?

Les philosophies du renoncement

 

tabletracer.gifEchafaudage

de 32 Planches philosophiques

Liens directs avec les extraits de pages disponibles: Phil’Op   

Un échafaudage en philosophie pourquoi faire ?

A écouter les uns et les autres, ici et ailleurs, qu’il y a dans l’air, un « je ne sais quoi » de fin d’époque. Le cinéma est fait l’écho nous montrant régulièrement la mise en scène d’une fin du monde (Le jour d’après, Prèdiction, 2012). Ce n’est pas la fin DU monde qui se trame mais la fin d’UN monde.  Aujourd’hui nous constatons la limite des partis politiques à rénover la société.  Plus que jamais et de nouveau, l’art de philosopher ensemble, sera le point de départ incontournable aux fondations indispensables pour bâtir des nouveaux projets politiques nécessaires à l’amélioration matérielle et morale de la société dite moderne.

« La philo c’est pas ton truc »  Voilà une phrase née de la philosophie « spéculative », dite académique. Cette « science » a acquisse une telle complexité que nombreux (trop) sont de cet avis : la philo ce n’est pas leur truc. Il y avait avant la domination du christianisme, des philosophies du quotidien que j’appellerai philosophies opératives …une volonté au quotidien de trouver un sens à sa vie, une volonté au quotidien d’avoir conscience d’être vivant… Ces philosophies là, il nous faut les retrouver … 

Voici mes planches  … Planches de preférance à épisodes pour ce feuilleton, en référance à celles utilisées dans les échafaudages qu’il faut monter au fur et à mesure que l’édifice s’élève, pour continuer la construction. Car ce n’est pas des pierres que j’apporte en partage, mais l’échafaudage, planche par planche. Les pierres c’est à chacun de les apporter, par son vécu, ses connaissances, ses réflexions, et c’est à chacun de les placer sur son édifice philosophique. Je ne veux être ni dogmatique, ni professoral même si parfois le style peut y être, excusez le d’avance. 

 C’est un chantier ouvert au public, soyez curieux et que la parole circule.

Une invitation à sa lecture…en route vers la  Première Planche  

© Jean Marc Damien .

Le sommaire  complet d’un échafaudage en philosophie  Phil’Op 

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