30 juillet 2012 2 Commentaires

Fribromyalgie et cortisol

 

Imaginez avoir la grippe depuis plusieurs année en continu sans fiviére, voilà décrit le vécu douloureux d’un fribromyalgique.

J’ai dit « imaginez  » mais fribromyalgique n’est pas imaginaire, ce n’est pas une maladie psychiatrique. Le fribromyalgique n’a pas pété un plomb, il ou elle n’est pas hypocondriaque. Sa forme dépressive n’est pas liée à une dépression psychologique, mais à un gigantesque «  j’en ai marre » d’avoir mal tous les jours, toutes les nuits, sans aucun repos. La fribromyalgie est plus de l’ordre des maladies somaticopsychique  et surtout pas psychosomatique.

Et pourquoi pas un défaut de cortisol ?

Une des hypothèses avancée est que la fribromyalgie serait un dysfonctionnement  de la sécrétion de l’hormone de cortisol. Cette hormone est produite par les glandes surrénales à partie du bon cholestérol. Présente en grande quantité avant notre réveil, elle nous permet un réveil « heureux et en forme ». C’est l’un des anti-inflammatoires les plus naturel produit par notre corps. Le  cortisol est le soutient à long terme de notre corps lorsque celui-ci est attaqué par du stress.

Si l’adrénaline nous permet de tout de suite réagir, l’essence du coureur de sprint, le cortisol est l’essence de coureur de fond.

A fréquenter des fribromyalgiques, l’étant moi-même, de nombre détails me laisse à penser que cette voie pourrait être une explication.

Cette hypothèse a déjà démentie, notamment par la dimension trop réduit des cas étudiés. Cette thèse est encore aujourd’hui difficilement vérifiable  car il est difficile de quantifier correctement le taux de cortisol nécessaire à chaque moment de la journée. Néanmoins faute d’études  poussées  elle ne doit pas non plus être rejetée.

Aujourd’hui deux éléments plaident pour  continuer à c hercher sur cette piste. La majorité des malades sont des hyperactifs et / ou femmes. Un dysfonctionnement hormonal me parait plus que probable. J’aimerai que des recherches soient effectuées sur le lien possible entre cortisol et fribromyalgie.

Avec cette hypothèse un parallèle peut être fait entre le diabète et la fribromyalgie.

Tout le monde sait que le sucre n’est pas la cause de la maladie mais le pancréas avec un dysfonctionnement de la sécrétion d’insuline. Il est possible d’adapter la quantité de sucre  que le malade peut prendre avec la quantité d’insuline que le corps dysfonctionnant  serait capable de fournir pour garder un niveau de glycémie correcte. Pour une meilleur maitrise de la maladie  il est réalisé un compris de meilleur  qualité pour le corps en avalant ou injectant le manque d’insuline par des médicaments qui vont le substituer. Cela est d’autant plus facile que nous avons aujourd’hui des appareils capables de mesurer le taux de sucre dans le sang.

Le diabétique peut s’auto-administrer la quantité d’insuline nécessaire.

Personne ne dirait d’un diabétique qu’il n’est pas capable de gérer son sucre. Souvent pour un fribromyalgique nous entendons dire qu’il n’est pas capable de gérer son  stress. Il a été écrit qu’un syndrome de stress post-traumatique serait à l’origine de ce mal. Et revoilà cette maladie revenir dans la case psychologique.

Pour mieux la renier, elle est parfois ranger dans les syndromes. Ainsi le malade n’est plus un malade car ce n’est plus une maladie. Allez le dire à un fribromyalgique.
Ah si seulement nous pouvions nos échanger nos douleurs pendant cinq minutes, beaucoup incrédules nous rendraient nos douleurs dés la premières minutes écoulés

Imaginons que son origine soit une mauvaise réponse de cortisol face à un stress, il est alors normal que tout stress petit, grand, ancien provoque chez l’individu, ayant ce dysfonctionnement,  tous les troubles qu’il ressent. Tout comme un diabétique mangeant une tranche de pain d’épice ferait une hyperglycémie, le fribromyalgique fait une hyperalgie. Hélas aujourd’hui il est impossible, non pas de mesurer un taux de cortisol dans le sang, mais le taux de stress dans le cerveau. Il est donc  pas réalisable d’établir une corrélation chiffrée entre le stress et le cortisol nécessaire pour ne pas subir  les douleurs rencontrées dans la fribromyalgie.

Moins souffrir !

Notre seule possibilité est donc de limiter, à son niveau le plus bas, notre stress. Il faut arriver à se créer un périmètre de sécurité, construire un monde à soi pour ne plus vivre ses tortures quotidiennes.

Vivre 24h sur 24 dans des douleurs chroniques est terriblement épuisant. Il n’est pas rare d’aller au bord de cette frontière où a mort nous paraît plus douce que la vie.

Nous découvrons que ne plus avoir envie de vivre est différant de vouloir mourir. Mais néanmoins, certains jours, bien réel. Parfois les solutions pour  limiter les stress ingérables, vont jusqu’à abandonner ses proches, sans pour autant ne plus les aimer.

Cette maladie est destructrice de vie social, souvent incomprise par l’entourage. Il est important de mieux la faire connaitre. Une pris en charge psychologique du malade mais aussi de ses proches permettrait de limiter les casses relationnelles si souvent rapporté dans les entretiens avec mes alter et go.

Le partage entre malade ne paraît aussi un des outils important pour moins souffrir. Ne plus être seul, ne plus être « fou ». A entendre les autres, j’entends mes histoires, mes douleurs, mes ressentis, mes réactions. Je ne suis plus celui qui fait « son cinéma ». Je redeviens le malade qui souffre pour de « vrai »

Enfin pour tous ceux qui sont atteint de ce mal  je vous dis ceci :Face à ses douleurs le fribromyalgie n’est pas un douillet mais un être qui souffre plus que vous ne le soyez

le 30 juillet 2012

© Michel Damien

 

 

2 Réponses à “Fribromyalgie et cortisol”

  1. gerbaud 18 janvier 2016 à 17:28 #

    Je n en peux plus, depuis 17 je souffre de cette maladie, après un accident en cour de collège, d une violence qui a provoqué la paralysie des membres inférieurs, soignée avec des antidouleurs et antidépresseurs, j ai du divorcer, ne supportant plus le caractère de mon mari, le père de mes uniques enfants, j ai bousillé ma vie, celle de mon époux et de mes enfants, aujourd hui à l aube du 3 e age, je dois m adapter à la solitude, et subis toujours la dépression qui ne s en va pas, les douleurs nombreuses du dos, et des articulations, je dois continuer à me battre car les enfants sont loin mais attachés à moi, ma maman de 94 ans extraordinaire, mais si je pouvais je tenterais de nouveau à partir, j ai lu deux termes qui résument mon problème au moment de l accident le stress qui me hantait et mon hypersensibilité, que faut il faire ? je n en peux plus.

  2. Bruno 24 août 2012 à 1:22 #

    Bon Jour
    Un grand merci pour tout ce que vous avez écrit et pour tout ce que vous allez écrire.

    Merci Monsieur Michel Damien
    Je pense à vous


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