15 décembre 2012 0 Commentaire

Regardons ce qu’il y a de beau

L’homme apprend  beaucoup par mimétisme. Par l’observation de ses aînés mais aussi de la nature, il n’y a rien à inventer. Il nous suffit d’observer et de copier. Le génie des Hommes,  réside dans ses nouveaux assemblages de ces copies, elles font progresser l’humanité dans la mesure où elles baissent la souffrance. Dans l’histoire des outils, pour celle de  la houe, de la pioche, de la bêche, de la pelleteuse, l’homme commença par prendre des  morceaux de bois, trouvés dans la nature. Ils prolongeaient ses bras et décuplaient l’efficacité de sa force, de ses mains, pour fouiller, pour retourner et alléger la terre. A travers ces techniques il commence par obtenir des récoltes plus généreuses. Il fera progresser l’outil en recopiant les meilleures formes et en utilisant  la dureté d’un autre matériau : le fer. Il combinera ce qu’il y a de mieux dans la nature pour faire la série d’outils modernes que nous connaissons. C’est par ses observations que l’homme a réussi le commencement de l’amélioration  matérielle de l’humanité. C’est toujours vrai aujourd’hui, faut-il encore savoir regarder en étant curieux pour pouvoir composer de nouveaux assemblages de copies, nous permettant de continuer ces améliorations positives. Voilà peut être l’une des raisons et pourquoi pas la principale, de notre panne d’utopie. La société d’aujourd’hui avec sa multitude de médias, nous montrent toujours ce qu’il y a de laid, d’horrible, d’affreux. Nous en perdons nos repères de ce qu’il y a de beau et donc de ce qui est à copier pour poursuivre notre chemin d’amélioration.

Un symptôme de ce mal, est que pour tout nouveau projet c‘est toujours les détails qui ne vont pas qui sont mis en valeur par la critique, parfois si forte qu’il arrive que les projets soient abandonnés. Aurions-nous des avions si nous n’avions pas trouvé beau le vol des oiseaux ? La critique, aujourd’hui s’entend de prime abord comme un relevé des aspects négatifs. Si cette obsession de ce regard négatif nous permet de connaître l’infinité des problèmes de cette planète, elle ne nous permet pas de trouver les solutions pour le perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Nous y arriverons principalement par l’observation de «  ce qu’il y a de beau », par un regard volontairement positif.

L’heure est donc d’ouvrir ces yeux dans cette direction, pour pouvoir ensuit reconstruire là ou les douleurs font rage.

Notre moindre-souffrance en a besoin. Il n’ya pas plus égoïste que quelqu’un qui s’occupe des autres. Soyons ceux là, pour notre plus grand bien.

© Michel Damien

 

 

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