7 décembre 2013 0 Commentaire

L’égoïsme est il universel ?

Avec le temps de noël, voici revenu le temps des cadeaux, temps du partage, le temps de la générosité.

Noël ressemble à un oasis au milieu d’un désert. 

Notre société deviendrait-elle de plus en plus individualiste ?

Cela implique-t-il que nous devons de plus en plus égoïste ?

Y a-t-il une explication à cela ?

Pour seulement 10% de la population mondiale, la société moderne par ses richesses, met à disposition une technologie qui permette aux individus de pouvoir se passer, sur le plan matériel de la solidarité des autres. Pour les choses qu’il ne peut pas, où ne veut pas faire, le « chanceux » achète les services dont il a besoin. De plus en plus d’équipements, d’automates, d’applications permettent ces services 24 heures sur 24. Le « je le veux, tout de suite » devient de plus en plus réalisable. Pour beaucoup d’entre nous, qui sommes relativement « bien nés », ne pouvant tout nous payer, nous devrons choisir entre les différents services, désirs ou nécessités que nous allons réaliser ainsi. Mais nous n’avons pas besoin du bénévolat des autres pour y arrivé, sous-entendu leur générosité, voir du bon échange. En retour nous ne devrons rien à personne. Nous gagnons cette liberté de ne pas être redevable. Nous pouvons choisir le bénévolat que nous voulons, en fonction du plaisir qu’il va nous amener, mais aussi cette possibilité de ne rien faire pour les autres. Nous pourrons dans ce dernier cas être vu comme un égoïste, mais le sommes-nous pas aussi dans le premier cas ? Entrainer les poussins dans un club de foot, n’est-il pas aussi égoïste que de s’occuper de sa  collection de timbre. Dans ces deux cas nous le faisons d’abord pour nous.

SON nombril pour centre du monde, comment cela peut-il fonctionner ? 

Certains ont l’égoïsme comme un art de vivre, d’autres l’ont en révulsion.

Les  discours sur la fraternité se veulent un antidote à l’égoïsme envahissant notre société européenne. Avoir tant égoïstes qui ne pense pas à nous, je mpose cette question :

 

Est si l’égoïsme était universel, incontournable, indispensable ?

Contrairement aux apparences, je ne suis pas dans un exercice de provocation, mais toujours dans cette réflexion, fil rouge de mon parcours philosophique: Qu’est ce qui fait courir les êtres humains ?

Ou plus exactement, pour commencer par moi-même :

Qu’est ce qui me fait prendre tel ou tel décisions, à chaque instant de ma vie ?

Les propositions, que je vais vous présenter, peuvent apparaitre comme déplacées. Elles le seront si nous nous plaçons dans une logique platonicienne, celle du bien et du mal. Pour être plus près de nous, je pourrais dire si nous nous plaçons dans une logique chrétienne. Le Bien et le Mal sont préétablis par une morale enseignée comme une vérité dogmatique, quel soit religieuse ou laïque. Dans cette vision, je reconnais que c’est mal d’être égoïste. Nous pourrions aller plus loin et voir dans l’égoïsme le contraire de l’amour, l’opposé à la fraternité.

Si nous nous plaçons dans une logique épicurienne, celle du bon et du mauvais, mes propos seront vus  différemment. Dans cette perspective l’égoïsme sera bon ou mauvais selon les faits, les situations, le rôle de chacun. Selon que nous nous mettons à la place de celui qui est égoïste ou de ceux qui subissent l’égoïsme d’un tiers.

 » Quel égoïste, il n’a même pas pensé à moi. »

Quelle est la définition d’égoïsme, telle que nous pouvons la trouver dans un dictionnaire ?

Egoïsme : attachement excessif à soi même qui fait rechercher exclusivement son plaisir et son intérêt personnel.

C’est le culte de son ego, de sa personne.

L’Ego vu est en philosophie est le pensant, et en psychologie, le moi.

Dans cette définition il n’y a aucun jugement par rapport au bien et au mal.

L’égoïsme étant souvent confondu avec individualisme, voyons sa définition :

Individualisme : théorie ou tendance qui privilégie la valeur et les droits de l’individu par rapport à ceux de la société.

Pour le tracé de cette page, j’ai lu dans plusieurs dictionnaires les définitions correspondant à ces notions d’égoïsme et d’individualisme. Je n’ai trouvé aucun jugement sur ces attitudes. Pourtant l’individualisme et l’égoïsme sont souvent perçus comme des défauts de l’être humain. L’idée que l’égoïsme, ou l’individualisme, sont mal, serait seulement de l’ordre du jugement. Il apparait souvent sous une forme stéréotypée puisant ses racines dans un fond de charité chrétienne.

Voici ma proposition :

L’égoïsme n’est pas un défaut, ni une qualité, mais seulement une des premières caractéristiques majeures de l’être humain. Tous les êtres humains sont des égoïstes, y compris les enfants, qui depuis le début de votre lecture, sont nées. Tous le sont, des vivants il n’en manque pas un.

 

Son nombril pour centre du monde ! De SON monde !

Comment cela se peut-il ?

La raison majeur est notre quête permanente à toujours rechercher à souffrir le moins possible. Nous préférons toujours la solution du moindre mal, pour soi. Il arrive que le moindre mal pour soi, passe d’abord par le moindre mal d’un autre. La relation entre une mère et son enfant est un bel exemple de l’appropriation de la douleur de l’autre comme une douleur à soi, en soi. Précision d’importance : L’être humain est parfois prêt à souffrir plus, si cela lui permet de solutionner une autre souffrance plus grande qui est active au moment de sa décision. La première peut être d’ordre physiologique, la seconde psychologique. Cette dernière est parfois conscience, souvent inconsciente. Les questions restées sans réponses, notamment celles liées à des blessures de notre enfance, rentrent dans ce champ de souffrance. Elles arrivent, facilement, à se mêler à des décisions que nous prenons comme adulte. C’est bien le tout, sans restriction qui va alimenter, nos souffrances et son antidote notre recherche de la moindre-souffrance.

Au quotidien, pour illustrer ce que je viens de dire, prenons l’exemple du dentiste. Les soins dentaires sont anxiogènes pour beaucoup d’entre nous. Mais face à un mal de dent, la douleur grandissante l’emporte sur la crainte de franchir la porte de la salle d’attente. Quelques uns attendront l’insupportable pour oser ce rendez-vous avec le dentiste. Dans ces différentes attitudes, nous sommes à chaque fois dans la même logique, choisir ce qui nous fait le moins souffrir. Entre le  mal aux dents et la peur d’aller chez dentiste, c’est la plus grande souffrance qui guide notre décision. Il en est ainsi pour tous nos choix. Notre sains graal est notre moindre souffrance. Cela est vrai pour les dents mais aussi pour tous nos actes, qu’ils aient des conséquences physiques ou psychologiques. Je vous en apporterais une preuve la fin de cette planche.

Pour expliquer l’égoïsme, j’ouvre une parenthèse sur la souffrance, tout en restant focalisé sur notre sujet.

Cette idée de la moindre souffrance m’est venue en réponse à une autre question. Très jeune m’ennuyant sur les bancs de l’école, je me suis demandé pourquoi avons-nous quitté notre statut de cueilleurs-chasseurs ? Au collège j’aurais préféré courir la forêt. Cueillir des baies, des racines, des feuilles et plantes variées me paraissaient mille fois mieux qu’un cours de maths. Et puis il y avait, en ces temps préhistoriques, les cabanes à construire, le feu à allumé, la chasse, la pêche, les baignades dans des rivières, en trois mots : vacances à vie. Pour être complet, il me faut, honnêtement, rajouter, l’hiver, la sécheresse, les maladies, les grands carnivores. Avec cela, en plus, la vie n’était pas un idéal permanent, mais seulement quelques jours au hasard du temps. La vie de cueilleurs chasseurs était plutôt faite de souffrance et de peurs, avec ses maladies, ses accidents. Depuis la préhistoire jusqu’à cet instant, il y a eu le Génie humain avec un grand G.

L’Homos, d’erectus à sapiens, a toujours recherché une solution pour résoudre chaque problème. Ces solutions deviendront des habitations, des outils, des armes, des machines, des remèdes, de la connaissance à acquérir et à transmettre comme protections aux froids, comme réponse à la faim, comme défense face aux grands carnivores, comme début de solution aux maladies. Hélas, elles ne résoudront pas les conflits entres les hommes. La notions de clan, puis de communauté, enfin de nation s’imposera comme l’organisation la plus efficace sur le plan individuel pour solutionner ses problèmes personnelles, de faims, de froids, de peurs. L’adhésion d’un individu à un groupe est toujours une démarche individuelle, même si elle nous a été imposée dès notre naissance,  «Nous avons la religion de notre roi et de notre nourrice » disait Montaigne. Dans la société occidentale, la période  de l’adolescence est un temps où nous pouvons faire d’autre choix. Très souvent après un temps de remise en question, nous revenons vers les options de nos aïeuls en intégrant des nouveaux outils et les libertés qu’ils permettent. Est ce pour autant un acte égoïste ?

Nous ne cessons de dire, voire de nous plaindre que la société, notre monde, avec son informatisation, de chacune de nos minutes, conduit les êtres humains à devenir de plus en plus individualiste. Et pour cause, la sophistication et la multiplication, pour le plus grand nombre possible, des outils du 21éme siècle, le rend possible. Il suffit qu’un village soit bloqué par la neige plusieurs jours pour que les prisonniers de cette météo retrouvent très vite la solidarité et l’entre aide pour gérer ce contre temps.

Dans nos grandes villes, cette liberté de pouvoir se passer de l’autre, des autres devient de plus en plus possible. Le monde du travail est le premier à donner le tempo. A l’heure de la moisson, les petits champs du XI siècle se voyaient envahir  par les centaines fauçilleurs. Au XIV siècle les champs devenus grands, n’ont vu que des dizaines de faucher. Aujourd’hui, tous les champs d’hier ne font plus un. Qu’il est immense ce champs. Il est avalé par un seul homme au volant de sa moissonneuse… seul. Fini les grandes tablées des moissonneurs, fini  aussi les fêtes qui clôturait ce temps de dur labeur qui donner du lien entre les hommes … 

Il en sera de même pour la vie privée. Le rester « seul » devient de plus en plus tendance dans les grandes métropoles, aux regards de l’évolution des modes de vie. Techniquement cela est devenu plus facile, psychologique cela suit le même chemin avec les réseaux sociaux, l’homme peut être seul parmi les autres sans en souffrir… s’il le veut. En quelques clics de souris un lien virtuel est fait entres « MOI » et des autres.

Son nombril pour centre du monde ! De son monde !

Cela est donc possible ?

Oui Par la souffrance ! ou plus exactement par la moindre-souffrance 

Personne n’aime souffrir. La souffrance, qu’elle soit née d’une douleur ou d’une peur, nous ne pouvons pas la donner, la partager, l’échanger avec !un autre. Même pour des faits vécus ensemble générateurs de souffrance, chacun aura sa propre douleur.

Si tu as mal, je peux au mieux imaginer ce que tu ressens, t’offrir m’a compassion, mais je ne peux pas la ressentir comme te la ressens, ni te la prendre et la vivre à ta place. Nous sommes toujours seul face à nos souffrances. Notre égoïsme comme là dans cette impossibilité à partager, comme un gâteau, nos souffrance. Le monde serait bien différent si lorsque nous nous serrons la main nous ressentions, durant cet attouchement, la douleur de l’autre et lui passer notre douleur par ce liens, cette poignet de main.

Si cela était possible, oserions encore faire ce geste ?

Plus les souffrances sont vives, intenses, plus nous leur accordons notre priorité afin de les faire disparaitre, ou au minimum les rendre tolérables. Voilà la source de l’égoïsme, résoudre au plus vite, au mieux, les souffrances envahissantes…

De la, je suis convaincu que l’acte gratuit n’existe pas. Ce que nous faisons nous le faisons en rapport plus ou moins conscience avec cette recherche personnelle, individuel, égoïste, de souffrir moins.

Pourquoi êtes ici, ici, sur ce Blog ?

Chacun a sa raison, mais le motif le plus profond nous est commun : moins souffrir.

Et pourquoi certains sont sur d’autres, pour de bonnes raisons, mais surtout pour la même raison qui fait que vous me lisez.

Nous sont tous des égoïstes. Pas même celui qui consacre toute sa vie aux autres. Il le fait d’abord et avant tout pour lui-même. Le pourrait-il autrement ?

Son nombril pour centre du monde ! De son monde.

L’égoïsme est universellement établi dans nos gênes, dans nos circuits pré-génétiquement établie. Nous naissons ainsi, cela depuis nos origines, à l’image chez les chrétiens  et de leur thèse sur le péché originel.

Mais certains le seraient-ils plus que d’autre ?

Revisitons la définition : attachement excessif à soi même qui fait rechercher exclusivement son plaisir et son intérêt personnel.

Le terme excessif, laisse une place pour une quantification de l’égoïsme.

Mais comment peut –on être plus égoïsme ou moins égoïsme ?

Quel est l’élément pertinent qui va permettre cette évolution d’un degré d’égoïsme ?

Pour avoir posé cette question autour de moi, la réponse unanime est notre soucis des autres, l’attention, l’écoute, l’aide que  nous leur apportons.

Plus nous dispenserions de l’énergie pour autrui, moins nous serions égoïsme.

Mais pour qui le faisons-nous ?

Pour l’autre. Mais pourquoi ?

Et pourquoi lui ? Il y a tant à faire dans l’entraide.

Pourquoi ici et pas ailleurs ?

Pourquoi ailleurs et pas ici ?

De questions en réponse, de réponse en questions, la dernière réponse sera toujours Nous. S’ouvrir aux autres s’est agrandir le périmètre des actions possibles pour soi. N’est ce pas une solution pour faciliter sa recherche dans SA moindre-souffrance ? S’oublier, oublier de ses souffrances en immergeant de celle des autres.

Par mes propositions, que reste-il de la fraternité ?

De prime abord : rien.

Et c’est pour cela que nous ne pouvons pas accepter cette idée qui dérange.

Elle apparaît fausse, mais l’est-elle vraiment ?

N’ai-je pas oublié l’amour ?

Nous sommes très nombreux à avoir, un jour, aimés, d’un amour que nous aurions souhaité devenir grand, une personne qui en retour nous à ignorer, voir pire, nous a considérer comme une simple connaissance, nous laissant espérer à chacun de ses sourires, de ses regards que le grand jour allait fleurir. Les « râteaux » de notre jeunesse aurait du nous ouvrir les yeux sur cette réalité : l’amour est un acte égoïste. La possibilité de cette unilatéralité en est une preuve. Reste le grand Amour qui va unir, pour un temps, une vie, deux êtres éperdument amoureux l’un de l’autre. Est-ce là le miracle ? Deux égoïstes, comme toute l’humanité, ayant chacun cette particularité : Aimer l’autre. Voilà une belle mutualisation. La réciprocité du « je t’aime » multiplie les effets bénéfiques sur les deux aimants. Je l’avoue, il n’y a rien de plus beau, mais aussi rien de plus efficace pour faciliter notre moindre-souffrance. Cela est vrai tant que l’un des deux n’a pas perdu la foi en cet amour infini. A l’instant où il n’y croit plus c’est fini.

L’amour de la « Mère » ou du  « Père » pour ses enfants sont du même ordre, c’est beau et très efficace. Que sont nos douleurs, nos peines, nos soucis très personnels face un de nos enfants en peine, en douleurs, en détresse, petit ou grande ? Tant que nous sommes dans notre croyance en l’amour maternel ou paternel, nous sommes prêts à déplacer une montagne pour eux. L’adolescence de nos jeunes est là parfois pour nous remettre en cause, et leur permettre de voler sans nous. La vieillesse aidant, après leur départ, les douleurs de santé se font plus présente. Il nous faut atteindre le temps des petits enfants pour retrouver cet antidote que sont les enfants.

 

Les croyances, avec un petit « c », voilà bien un concept qui mérite à lui seul un travail et une page sur ce blog (prochainement).

 C’est la grosse pièce de notre puzzle « connais-toi toi-même ».

Voici une définition que je vous propose afin d’être sur le même mot :

Une croyance, avec un petit « c », est une chose, une idée, une pensée prédéfinie que nous n’avons pas acquise par notre expérience, mais par le dire, l’écrit, d’un autre. Tiers qui lui-même pourra l’avoir acquise par le dire, l’écrit, d’un autre.

Dans notre mode de pensée, aujourd’hui, par notre éducation, nos croyances (avec un petit c) interviennent plus souvent que nos expériences. Heureusement qu’elles sont là. Sans elle de très nombreuses questions douloureuses resteraient sans réponse. Notre moins-souffrance ne pourrait pas être au rendez-vous.

Notre définition de l’égoïsme fait partie de nos croyances. De part notre éducation, nous appris que c’est mal d’être égoïste. Platon grâce aux chrétiens l’emporte sur Épicure. Nous devons avoir l’amour de notre prochaine. Notre schéma de pensée nous fait voir la réalité comme suit : 

« Ce que je m’aime pas chez les égoïstes c’est qu’ils ne pensent qu’a eux », même la véritable raison s’écrirait souvent come cela :

 « Ce que je m’aime pas chez les égoïstes c’est qu’ils ne pensent pas à moi, ils ne m’aident pas. ».

Notre vécu renforce de manière très partiale cette idée. Ce vécu est, lui-même, déformé par des croyances durant sa mémorisation  pour en faire nos souvenirs.

Benjamin  Bentham au même siècle proposait  « Fait à autrui ce que tu voudrais qu’il te fasse. Créez cette petite morale : Du plaisir de l’autre il faut nous en faire un plaisir. La bienveillance que nous pouvons offrir et toujours payer par un retour de bienveillance ».

Dans une vision  habituelle et correcte :

« Pour nous : faire du bien, c’est faire du bien à l’autre ».

 Avec la vision que je propose :

 « Faire du bien à l’autre, c’est faire du bien pour nous»,».

Quelques soit l’ordre des mots, le démontage, pièces par pièces des mécanismes, poussant à l’action, nous amène toujours sur le même moteur à ressort : l’égoïsme. Si nous allons plus loin, au bout du bout des nombreux « mais pourquoi ? », nous y trouverions qu’une seul raison : Nous et notre moindre souffrance.

 

Je vous l’ai dit en début c’est notre premier priorité et je vous avais promis de vous en a porter la preuve. La voici, tous et toutes durant ma lecture avait modifié votre position. Que ce soit vos jambes, vos bras qu’ils ont cherchés minutes après minutes la meilleurs position. Je n’oublie pas vos mains qui ont lâchées la souris pour automatiquement aller gratter une zone irritée. Ce ne sont que des petites gestes mais qui démontre à quel point nos automatismes sont centrés sur cette moindre souffrance dans le moindre détail. La plus petite étant plus dans le domaine de l’inconfort, la plus élevées étant la douleur insupportable celle qui va causer au minimum notre évanouissement à pire notre

mort.  

Je suis égoïste de nature, de conception, génétiquement pré-câblé comme cela. Je ne peux pas te faire vivre mes souffrances comme je les ressens. Je reste seul. Mais je peux découvrir que la solidarité est la réponse la plus efficace à ma moindre souffrir. Le plaisir partagé est l’un des meilleurs remèdes. A de rare exception il l’est : « Le plus grand bien du plus grands nombre » comme le rêvé Bentham ou Priestley;

Pour notre moindre-souffrance personnelle, solitaire, purement égoïste, les meilleurs calmants, sont donc la fraternité, l’entre-aide, la solidarité.

Nous croyons faire du bien aux autres, mais regardez autour de vous, puis plus loin, plus encore… plus loin, ailleurs, sur tous les continents, la tache est immense, infinie. Pourquoi aidons nous, lui plus que cela, ceux -la là bas au loin, plutôt que celui là si près ? Une seule réponse, ne vous en déplaise, nous, vous, moi… notre personne, petit, face à l’univers, si grande, face à notre vie. Sans elle nous ne sommes qu’un aggloméra provisoire d’atomes. Pour tous, pas au sens d’une communauté, mais de celui d’un groupe d’individus chacun unique, chaque dans sa vie avec ces moments de mise en commun de nos actions. Très petits nous avons appris que l’union fait la force. Nous savons consciemment ou inconsciemment qu’il nous faut être solidaire.

Son nombril pour centre du monde ! De son monde !

Quelle tristesse !

Si vous le  pensez, votre platonisme l’emporte sur votre épicurisme.

Si l’homme de nos rues, homos consumériste, apparait comme de plus en plus égoïste c’est que notre société technique et marchande le permet. Plus il lui sera proposer de l’aide dématérialisé ou pas, moins il aura besoin des autres, plus il apparaitra égoïsme. Parlez vous à une pompe automatique, quand dans un voyage nocturne vous devez faire votre plein ? Non, vous avez intégré cette autonomie, cette facilité, que nous donne notre société. Avant sans ces automates, nous nous organisions autrement pour faire notre plein dans une station local et nous parlions aux pompistes. Pare-brises et niveaux d’huile étaient suivis avec soins. Nous renvoyions alors vers ces hommes attentionnés un ressenti d’être utile.

Renvoyer à l’autre ce ressenti et voilà  nous n’apparaissons plus comme égoïste…Ce ressenti d’être utile mériterai aussi une planche d’écriture.

Pouvons-nous  être plus ou moins égoïstes ?

C’est là que je situe l’individualisme car il est très difficile de quantifier l’égoïsme, si ce n’est dans la proportion qu’un individu intègre dans ses relations des « autres ». Moins il a besoins des autres, pour se sentir à l’aise, plus il peut vivre seul, plus il devient individualiste. Sa moindre-souffrance est réalisable sans les autres. Dans certains cas, c’est pour atteindre sa moindre souffrance qu’il s’écarte des autres. Pour faire très simple, si un soir, j’ai mal à la tête, je prends congé de mes proches et je vais me coucher.

Mais un individualiste n’est pas plus égoïste qu’un leader d’une association humanitaire, chacun le fait pour lui-même.

Le mécanisme est le même pour des formes complexes, dont leurs origines, sources de souffrances, sont souvent inconscientes.

Quelle souffrance cherchons-nous à réduire en premier à l’instant « t » ?

Quels sont les moyens que nous allons mettre en œuvre pour cela ?

Avons-nous besoin d’une personne ou plusieurs pour y parvenir ?

Quel chemin nous demandera le moins d’énergie ?

Son nombril pour centre du monde ! De son monde !

Est ce cela notre seule ligne horizon ?                                                                

Non, juste la sortie de notre grotte, un point de départ pour se construire, différemment, sans hypocrisie, dans la pure tradition du connais toi toi-même. Partir du centre de SA terre, pour s’élever jusqu’à sortir de soi et aller vers les autres. Il nous faut égoïstement sortir de notre caverne avec suffisamment de forces, de volontés, d’espoirs, de confiances, car le risque est grand de faire demi-tour. C’est la meilleure réponse à sa recherche initiale celle de notre moindre souffrance.

Reconnaissons-nous égoïste et aidons nous les uns, les autres.

Tel est notre quête car il n’y a pas de plus grand égoïsme que de s’occuper des autres.

Michel Damien

Chercheur en philosophie

 

                                    

 

 

 

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