30 décembre 2013 1 Commentaire

Le con n’existe pas !

Il n’y a que des situations connes. Le con ou la conne, blonde ou brune, n’existe pas. Placé ailleurs dans un autre contexte, la personne jugée sous le sobriquet standard de con se relèvera être une personne des plus agréable. Dés ma deuxième phrase, je reconnais que pour certain ou certaine les lieux ou les situations où elles ne seront pas qualifié de con sont rare. La terre est vaste, pour chacun de nous ces espaces existent. Très différents pour les uns que pour les autres, ils sont en phase avec ce que nous sommes. Nous serions, tous, un jour, voir parfois chaque jour, le con de quelqu’un, dit-on pour relativiser ces jugements rapides qui tombent si vite sur ceux qui ne sont pas ceux que les autres attendent d’eux. En prenant le temps d’analyser la situation qui amène à ce qualificatif qui n’est même pas le nom d’un oiseau, nous arriverions à comprendre les mécanismes et cheminement qui amène à cette situation. Elle apparaît alors incohérente, comme stupide, parfois ubuesque, en un seul nom : conne.

Con et son féminin de conne sont des noms très mal choisis.

Son origine est latine cunnus  cela désignait une gaine un fourreau et par similitude un contenant. Par qu’il en est un contenant la vie, con fut le nom donner au vagin au moyen âge. Dans la poésie en vieux français c’est dans ce sens qu’il nous faut le comprendre. C’est seulement au 19éme siècle, dans un monde très machiste qu’il prend le sens figuratif que nous lui connaissons. Très misogyne au départ, il est devenu un qualificatif pour désigné non pas la situation mais la personne générateur d’une situation stupide. C’est trop con quand même, pensez-vous ?

Nous aurions pu faire le même cheminement avec les pieds. Il est bête comme ses pieds. Mais non, c’est con… stupide comme le con d’une femme.

C’est endroit par lequel nous avons tous séjourné pour nous faire être humain, petit de l’homme et de la femme.

Contenue de ses origines, nous devrions réhabiliter ce nom qui mérite le plus grand respect.

 

Mais quelles sont les raisons qui nous convaincu pour cette conclusion, brut, rapide et sans appel envers l’un d’entre nous.

J’aime rechercher les causalités d’une action  par la méthode de l’arbre. Tout comme l’arborescence de la petite flore utilisée par le botaniste en herbe, ou celle de l’ordinateur pour l’information, essayons de trouver l’ensemble des questions pour bâtir celui qui trace les cheminements de la connerie.

Vaste programme dites-vous ?

Allons commençons…

Est-ce la situation ou la personne ? Les deux ?

N’est ce pas, plutôt, notre incomplète connaissance de l’ensemble des éléments entrainant cette situation ?

Ne sommes nous pas dans un quiproquo ?  

Que connaissons-nous de l’homme ou de la femme qui est au centre de notre conclusion.

Prenons un exemple :

Dans  nos grandes villes, les transports en commun, notamment les ferroviaires, lorsqu’ils sont en retard, il est vite fait de conclure sur le personnel ferroviaire qu’ils sont vraiment con. Mais con de quoi ?

Con d’avoir la sécurité des passagers comme première objectif ?

Pour nous, elle est acquisse, nous en avons oublié les obligations qui en découlent pour nous amener à bon port bien vivant. Si nous avions toutes les informations qui ont amené à cette situation, le con n’existerait plus. Le manque d’explication est très producteur de cons.

Une autre source de cons, est l’agressivité détournée. Imaginons que je ne puisse pas dire tous ce que je pense à mes supérieurs, (Vrais aussi pour ses amis, sa famille). Dès que je le pourrais, je me défoule sur la première occasion. Restons dans mon premier exemple. Sur la personne qui m’a bousculé pour prendre ma place. Je fais une stupide transposition, entre ma situation professionnel et une situation qui  symbolique peut être similaire.

Si mon souci professionnel était que Machin, arrivé après moi, a eu la promotion que j’espérerais. Machin a pris ma place. Dans les entreprises c’est très mal vu d’exprimer son mécontentement alors tant pis pour cet inconnu dans ce métro. A ses yeux, je suis un vrai con. Le suis-je ? De prime abord, il n’y aurait pas de doute, si nous nous ne posions pas la question, mais qu’est ce qui ne va pas ?

Car cette situation est absurde, mais pas ses acteurs. Il nous faut intégrer le tout qui me fait con. Ailleurs dans un autre milieu, une autre vie, plus adapté à ce qui je suis, je ne ferai pas cela, et donc je ne serai pas con. Qu’une situation soit bonne ou mauvaise, il y a toujours des causes logiques qui ont amené à cela. Une de ces causes change, et c’est tout le résultat final change. Les intervenants de la scène faisant passer l’un d’eux pour un vrai con, n’ont pas changé, mais par une cause différente le con n’est pas con. Il peut même passer pour quelqu’un de très bien. Imaginons toujours dans le même décor, celui des transports urbain, je sors du travail, ayant appris la promotion de Machin. Dans les transports je rencontre une personne que je connais et que j’apprécie. Mon attitude sera différant. Je ne chercherai pas la place assis vu par une autre personne et resterai debout ou assis ailleurs avec celui que j’ai retrouvé. Machin ne sera plus une priorité dans ma pensée. Il suffit d’une variable pour que j’apparaisse ou non pour un con. Pour moi cela signifie que c’est bien la situation qui conne et non les individus.

Et sur toutes situations nous avons la possibilité de changer un détail, une variable et tout change ! Se forcer à inscrire sur son visage un sourire et vous voilà rayonnant pour les autres qui à leur tour réchauffés par votre sourire, s’ouvrent à des visages plus heureux.

Si nous sommes convaincus que c’est la situation qui est conne et non la personne, alors nous aurons l’extraordinaire pouvoir du magicien de changer une variable pour que la connerie cesse. Reste à trouver la bonne variable. Je l’avoue dans bien des cas ce n’est pas la chose la plus simple.

N’ai-je pas parlé de magicien ?

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Une réponse à “Le con n’existe pas !”

  1. Léglise 13 juillet 2014 à 19:59 #

    Bonjour, merci ce cadeau lumineux de nous prendre par la main sur votre chemin de la moindre souffrance : de grande qualité votre témoignage parce que d’expérience.

    Je voudrais revenir sur votre ressenti quant au catholicisme. Car autant admirable votre présentation historiquement objective de Jésus, autant vos affirmations sur la foi catholique et sa prétendue « délectation » de la souffrance me blessent, me semblent gratuites.
    Vous ne démontrez rien. Pourquoi ? parce que vous oubliez l’essentiel que Jésus est Dieu incarné. Vrai Dieu et vrai homme. Pour tous les chrétiens -catholiques, othodoxes et protestants- : la souffrance ni la mort -souffrance ultime- n’est, ne sera jamais une fin en soi mais un outil comme vous le justifiez si bien du renoncement. C’est à la limite laisser sous-entendre que le christianisme entretiendrait la confusion mentale entre être et avoir : « J’ai une maladie/je suis la maladie ».
    - »Jésus est descendu aux enfers, a vaincu la mort et est ressuscité » : je Le dis comme Le crois à jamais vivant, le Vivant -aussi visible qu’invisible-; càd que l’amour de Dieu pour sa création est vainqueur de toute éternité.

    Petit regret votre athéisme aurait pu objectivement dénoncer l’abus de pouvoir manifeste de la 1° théocratie romaine combien contraire tant à l’esprit des Evangiles qu’à la tradition orale des premières communautés pour ainsi prouver la lenteur humaine à évoluer, progresser spirituellement… dix neuf siècles pour séparer le temporel du spirituel en France avec la loi de 1905 ! mais encore par là-même défendre aussi la laïcité au jour d’aujourd’hui quand le politiquement correct la détourne et la bafoue si honteusement cette loi -précisément encore et encore par abus de prétention au pouvoir-.
    Humaine, top humaine la trahison qui nous fait penser et dire haut et fort que si l’Eglise était une invention humaine il y a longtemps qu’elle aurait disparu.

    Bien cordialement, avec encore toute ma reconnaissance et mon admiration pour votre beau partage du meilleur possible à venir,

    Marie-Claudine


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