4 mai 2014 0 Commentaire

Éduquer pour plus de liberté ?

Et si c’est le contraire ?

L’éducation peut être vue comme un asservissement d’un individu à un groupe, à une société, à un pays, à une économie.

Pour les utopistes : pour le bien de tous, celui de l’humanité.

Pour les optimistes : pour le bien du plus grand nombre, celui qui partage nos valeurs.

Pour les pessimistes : pour le bien de quelques-uns, les nantis.

Un point commun entre eux, est que les élus, bénéficiant de ce bien, sont pour tous un modèle à atteindre. Le nombre de bénéficiaires de cette l’éducation, de ce bien, va dépendre du pays, du régime politique, de l’époque. Il est variable dans tous les sens. Pas toujours vers une hausse permanente au fur et à mesure que les peuples gagnent en liberté.

Nous restons toujours dans la logique des bâtisseurs de château de sable que nous sommes. Tous est toujours à recommencer, après chaque marée, à chaque génération.

La sexualité, les mœurs, l’organisation de la société sont là pour conforter les objectifs du nombre d’heureux. Objectifs qui sont imposés par les gardiens des valeurs. Que ces valeurs soient celle de la république où de saintes écritures.

Les heureux seront ceux qui ont le « plus ».

Reste à définir ce « plus », plus de quoi ?

Dans un système mercantile, l’argent est la référence reine. Le « plus » devient plus d’argent. Ici, partager est toujours synonymes de diviser.

Dans d’autres philosophies de vie, plus spirituels, partager c’est multiplier.

Ce partage est source d’augmentation. Sa part ne diminue pas dans cette action. Le « plus » devient alors difficile à définir. Quand nous pouvons le voir vivre, il devient comme évidence sans nom.

 

On ne s’éduque bien que par soi-même ! Telle serai la vraie liberté.

En cherchant les réponses que nous nous posons, pas celles qu’on nous pose, nous impose  comme étant celles des devoirs à rendre.

Bien sûr, il faut faire son temps d’école. Sur ses bancs, il faudrait y acquérir plus d’outils que de certitudes puis en partir. La fin de l’école sonne le début.

Le début de son propre initiation, de son propre apprentissage pour devenir ce que l’on sera. Certains philosophes disent : « ce que l’on est ». Je n’aime pas cette formulation car si « l’on était » à quoi cela servirai de devenir ce que « l’on sera » ?

Je préfère dire pour aller jusqu’au bout de soi-même. Devenir ce que l’on peut être, du mieux que l’on sera.

 

La philosophie qu’elle soit académique, buissonnière, sauvage, vécue, est là pour parvenir à ce travail individuel. C’est un travail solitaire qui demande l’intervention de tous. Pas un ne manque de tous ceux que nous croisons. Certains sont des messagers, d’autres des passeurs, parfois rien comme un pas vu pas pris. Ils nous apportent un message, une connaissance, une expérience, un loupé plein d’erreurs riches de savoir. Tout cela nous permet d’avancer d’une case où plus, dans ce grand jeu de l’oie qui est notre vie. Même si nous connaissons déjà le nom de la dernière case, notre mort, il y a de nombreuses cases inconnues pleines de bonheur. Il y a aussi celles que nous aurions voulu éviter. Il est dit qu’elles sont celles qui nous font le plus avancer dans la connaissance de nous-même et des autres.

Ce sont les connaissances apprises et comprises et pleinement acceptées qui nous apportent notre liberté. Les autres savoirs, ceux imposés, pas compris, pas admis, mis en ordre et quand même exécutés, bâtissent toutes ces fausses libertés pour mieux nous anesthésier.

 

Ce sont des outils à penser que nous avons besoins, pas de  « tout pensé ».

S’éduquer c’est se libéré.

Éduquer c’est aliéner.

 

Ici dans ce monde de l’argent.

Qu’il est dur le métier de professeur.

Qu’il est difficile celui d’élève

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