17 novembre 2014 0 Commentaire

Nos valeurs républicaines sont-ils exportable au sein de toutes les cultures ?

Utopiquement : Oui. Tel est notre souhait d’humanistes

Aujourd’hui, dans la reconnaissance de son universalité et de sa mise en place, à travers le monde : Non !

Nous devons le reconnaitre, l’admettre et le prendre en compte : Il existe des prè-requis à maitriser impérativement par tous un peuple d’un pays pour pouvoir intégrer nos idéaux comme les leurs. Commençons par le second d’entre eux: «les désirer». Les vouloir si fort que sa mort est acceptable pour y arriver. Liberté Egalité ou la mort, écrivait-on sur les murs de Paris durant  notre première révolution. Pour la France, cela n’a pas été du velours, il y a eu beaucoup de violence, sans oublier la « terreur ». Il nous a fallu la commune, deuxième révolution pour ajouter « Fraternité » et construit la république que nos aïeuls rêvaient. Et rien est figé, il nous faut être vigilant pour la conserver. Si les hommes meurent, pas les méchantes idées, comme celles des extrémismes, les plus virulents comme les plus sournois. Ces folies existent. Elles frappent encore aux portes de nos communes et de nos mairies. Rien n’est acquis, tout est toujours à recommencer. Notre civilisation à 6000 ans, mais retombe en enfance à chaque génération. Voila peut être ce que nous avons oublié. Par cela, sommes-nous toujours un modèle désirable ?

Nous voudrions voir les peuples éloignés de nos idéaux s’en rapprocher de jour en jour et par un beau matin de printemps, sans aucune violence, les adopter. Cela pourrait être possible, mais à une seule condition : avoir tous les pré-requis nécessaire à leurs installations, développements et viabilités. Pour les Français, il a fallu plusieurs siècles. Il nous faut accepter cette idée: Leurs laisser du temps, et peut être plus que nous en avons personnellement à vivre.

Toutes les autres pré-requis sont contenus et concentrés dans l’article premier des droits de l’Homme.

« Tout les Hommes …». Il est entendu : tous les êtres humains. Il faut être précis : les hommes comme les femmes, bien sûr ! Mais encore plus précis : Il faut accepter le « TOUT » comme : « pas un être humain naissant ne doit pas être exclu », sur toute cette planète, pour notre utopie, sur les territoires  visés, pour cette question.

Les lois civiles doivent intégrer cette égalité absolue de toute personne.

Accepter cela est un pré-requis.

Les religions doivent aussi intégrer cette égalité pour les genres.

Accepter cela est un pré-requis.

Les religieux doivent aussi accepter la séparation du religieux et du politique. Quelques soient les idées sur les questions métaphysique de chacun et chacune. C’est indispensable pour un  vivre ensemble sans violence. Il est contenu dans la laïcité.

Accepter cela est un pré-requis.

 «Les hommes …naissent libre… ». Ici apparait la notion incontournable que chacun des être humain, est considéré comme un individu. Il n’appartient à personne, au sens : être la propriété, d’une communauté, d’un groupe étique,  d’un chef de groupe, d’un roi, d’un tyran, de personne  voulant exercer sa puissance sur lui. Il est libre dés sa naissance. Enfant, mineur, de part sa fragilité, sa liberté sera assuré par la protection de ses parents. Ils seront aidés par son pays pour la garantir. Majeur, il est libre de choisir sa vie, son métier, ses amours. Il a le droit de voyager en dehors de son pays et de revenir plein d’usage et de raison vivre auprès des siens. Il a la liberté de circuler dans tous les pays ayant rejoint nos valeurs.

Accepter cela est un pré-requis.

«…naissent…égaux en droit … ». Il est bien précisé en droit. Tous les enfants  de cette nation, ont le droit de manger à leur faim et avoir un toit. Ils ont droit aux soins, à l’éducation, à la protection, sans oublier l’égalité des chances. Elle est aussi de droit. Il est va de même pour les adultes. Et tout cela, même si la nature, nos hérédités, nos gênes, font qu’aucun de nous est égal à aucun autre, même pas son jumeau. Tous différents ! Tel est notre véritable point commun, notre égalité naturelle. 

Accepter tout cela est un pré-requis.

« …Doué d’une conscience, nous devons agir les uns en vers les autres dans esprit de fraternité ». Cette  partie est souvent l’oublié de ce premier article,  la moins respectée, la plus difficile. Ici, en France, après trois siècles nous n’avons pas encore achevé les fondations de ce dernier pré-requit. Parfois nous avons l’impression de maçonner avec du sable. Regardons nous en loge, en congres régionaux, en convent, que bâtissons-nous en priorité ?

La fraternité ne s’impose pas. Elle doit germer dans les esprits de chacun. Pour cela chacun doit recevoir une éducation, apprendre des connaissances, comprendre ses acquis. Mais pas que cela, ce ne suffit pas, cela ne fonctionne pas.  Darwin nous a montré nos origines, la ligne la plus haute des grands singes. Nous fonctionnons comme eux, certes savants que nous sommes. Notre mode d’apprentissage est le même : le mimétisme. Ainsi nous pouvons avoir tout le savoir, il sera singé avec tous nos défauts ; où plutôt les défauts que nous singerons des autres : nos parents, nos professeurs, tous les adultes rencontraient durant notre éducation et après et qui seront nos maîtres vénérés à « singer » par mimétisme. Toutes ces mauvais modèles seront caricaturés et deviendront nos défauts, que nous offrions comme exemples à notre tour.

Avec notre éducation, nos connaissances, notre compréhension, comme un commencement, nous devons nous défaire de cela. De long et pénible travaux sur nous même, restent à faire, nous le savons. Pour que les autres agissent dans un esprit fraternel, il n’y a qu’un chemin. Il nous faut nous agir dans l’esprit même que nous voulons voir éclore autour de nous, dans et en dehors de nos pénates . Cet esprit de fraternité ne sera présent que par le modèle que nous ferons rayonner par notre exemple.

Pour nous, être exemplaire et faire cela est un pré-requis  pour que nos idéaux républicains devient recevable, désiré et accepté au sein de toutes les cultures, ce dernier pré-requit est en réalité est le premier que nous devons faire. Il est le notre. Il ne dépend que de nous, de notre volonté, de notre courage, de notre entrainement à ne pas lâcher un instant nos idéaux.

Cet article  n’est fait que de mots, à nous d’agir.

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