21 juin 2015 0 Commentaire

A quoi nous servent nos croyances (avec un petit c) ?

Croyance – Larousse : Action de croire, Opinons, Doctrine

Pour doctrine : adogmatique  je le suis.

Pour opinons : j’attends vos commentaires sur ce texte.

Reste : Action de croire.

Croire  – Larousse : première définition : tenir pour vrai.

Depuis que notre cerveau peut le faire, nous enregistrons chaque jour une myriade d’informations. Elles proviennent de deux sources : celles issus de nos expériences et celles issus de l’expérience des autres, vivants ou morts.

Ces connaissances issues des autres sont de deux sortes les récits de leur propre expérience : il est l’homme qui a vu l’ours (celui qui l’a vécu) ou le récit de celle d’un autre (le rapporteur) « il est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours». Depuis 6000 ans, en plus, de la tradition orale, l’écriture est venue s’ajouter. Depuis plusieurs siècles d’années à l’écriture, sont arrivées les livres et la facilité de multiplier les ouvrages. Depuis plusieurs dizaines d’années en plus  des livres nous avons tous sortes de médias (mot qui a l’origine signifie support) pour nous informer sur les expériences des autres. Cela peut aller du récit de leur vie, à une histoire imaginaire, à un rapport scientifique dont les conclusions donneront des lois par le jeu des mathématiques pour nous expliquer le fonctionnement des choses des êtres. Les expériences des autres vont de la vie ordinaire comme une pomme qui vous tombe sur la tête suivant une loi naturelle. Isaac Newton a vécu le choc d’une pomme sur sa tête. De cette rencontre, il  nous donnera la loi sur la gravité universelle. De  l’infini petit à l’infini grand. Toutes ces informations ne passant pas par notre propre expérience, vous nous servir à construire tous les édifices que nous voulons, devons, pouvons réaliser.   

Actuellement nous avons à notre disposition plus informations que notre vie nous donnera du temps pour toutes les « lire ». Le hasard des rencontres mais aussi nos propres choix vont nous permettre de sélectionner celles que nous enregistrerons dans notre base de connaissance. Un bout de matière grise dont une partie se situe dans la partie haute du cerveau, le lobe frontal de gauche. De la vie quotidien, aux sciences, des sciences à la vie quotidien tous arrivent par les mêmes canaux : nos 5 sens. Depuis le début de l’écriture se sont  principalement  la vue et l’ouïe. Avant c’était la préhistoire, l’apprentissage par les autres sens devraient être tous aussi important. Nous avons perdu notre odora animal, sans doute de la sensibilité aux touchés.

Si pour nos propres expériences, la vérité du vécu fourni par tous nos sens nous parait être indiscutable. Pour certains philosophes nos sens sont aussi trompeurs que le plus menteur de ce pays mais il nous faut avancer. Ce soir nous considérons (nous croirons) que les sensations fournis par nos sens est réalité. L’expérience, l’interprétation de ce que nous livre nos sens  et notre conclusion deviendront une vérité. Il me faut préciser NOTRE réalité, notre expérience, une de nos vérités.

 

Pour les récits de l’expérience des autres et plus généralement toutes les connaissances qu’il en découle, leur crédibilité va dépendre des circonstances où nous est raconté ce récit. Présenté comme un récit, un savoir, une loi, une vérité nous les assimilons avec plus ou moins d’acceptation issue de notre raison critique. Cette remise en cause commence en même temps que le début de la vie. Notre raison critique est elle aussi plus ou moins critique en fonction de l’éducation que nous avons reçu et le travail que nous avons fait sur nous-même.

 

Rappelez-vous :  « touches le four ! Mon bébé, maman te dit que tu vas te brulé ». Qu’importe ce que dis maman,  son regard détourné, nous faisons notre propres expérience et nous nous brulons. Deux conclusions à cette  expérience

1 – quand un objet est trop chaud si nous le touchons nous nous brulons  

2- que la parole de maman est vérité.

 

Croire  – Larousse : deuxième  définition : tenir pour certain

 

Pour plusieurs d’entre nous, il nous faudra plusieurs expérience pour accorder à Maman le crédit qu’elle mérite. Il en sera de même pour papa et tous ce qui auront, voudront, devrons nous apprendre à vivre. Ainsi notre éducation va pouvoir commencer. Nous allons nous enrichir des expériences de maman, de papa et tous les autres. Nous nous dispenserons de les vérifier, a partir de l’instant où nous accordé notre crédit à leur parole. Ceci pourrait être une définition pour la confiance.

« Touches pas à la prise électrique c’est très dangereux ». J’ai pris mon premier contact avec le courant électrique à 17 ans. Etudiant électricien, je réalisai un dépannage pour une voisine, un moment de  distraction, une maladresse, une première expérience. Avant si je savais que l’électricité était dangereuse c’est que je croyais ce que j’entendais à son sujet. Depuis je sais comme cela picote. Depuis j’appris encore plus sur le phénomène d’électrisation et d’électrocuté. Je mesure, aujourd’hui, ma chance de ne pas y être resté.

Pour me faire « croire » à la loi d’Ohm, première lois en électricité, mon professeur de physique dans son 1er cours, avait monté une expérience avec un jeu de résistances variables, une alimentation électrique modulable, un ampèremètre et un voltmètre. Ainsi il faisait de son premier cours n’ont pas un récit à croire, mais une expérience que nous allions tous vivre. La loi d’ohm n’était pas crue mais bien vécu. Ce qui disait ce professeur était vrai, nous l’avions vu. Il venait de gagner une crédibilité, ce qu’il lui permit de ne pas nous faire vivre toutes les lois sur l’électricité et d’en dicter plus une.

 

Dans notre éducation, tout petit, nous allons apprendre qu’il ya des paroles qu’il faut écouter, apprendre, réciter, suivre, mettre en application, celles du maitre d’école (par exemple) et d’autres, auxquelles il ne faut pas y répondre. Celle de l’inconnu qui nous aborde dans la rue. Surtout s’il nous offre des bonbons. Bien sur  cela ce passe dans notre enfance mais c’est bien l’âge où notre cerveau va mettre en place des repères et des automatismes, pour valider une information, en douter ou la refuser

Notre éducation nous a appris qu’un titre était une référence pour accorder un crédit au dire de chacun.

Ainsi un exposé sur un bidule est plus crédible s’il est fait par un professeur en bidulogie nucléaire que par un chanteur de variétés légères. Avec une exception celle de ne pas être un fan de ce chanteur.  La culture française a été très influencée par Descartes. Il vaut mieux être docteur Zoologue, vétérinaire et expert à Bruxelles, ayant fait plusieurs publications sur les gallinacés normands qu’un petit paysan d’Aubevoye pour parler des habitudes des poules. Pour philosopher il faut mieux être professeur de philosophie  que simple quidam. 

Pour chacune de ces informations qui ne sont pas issu de mon expérience, je vais la croire ou pas la croire. Du verbe croire à croyance il n’y a qu’un pas que je franchi. Ainsi dans notre base de connaissance nous stockons, celles issus de nos expériences, nos souvenirs et celles issu de ce que nous voulons bien croire, nos connaissances.

 

A quoi nous servent nos croyances (avec un petit c) ?

Que faisons-nous de nos croyances ? La même chose que nous faisons de nos propres expériences. Nous nous en servons pour répondre, solutionner, avancer, résoudre tous les questions, problèmes actions à faire au quotidien.

S’il avait fallu nous contenter que de notre expérience, beaucoup de questions resteraient sans réponses, beaucoup de problème sans solutions beaucoup de taches seraient inachevées.

Si la croyance, que nous prenons pour « vari », est « réellement » fausse, le résultat sera faux.

Ainsi dans un schéma de pensée, qui puise ses réponses dans notre base de données, toutes croyances fausses nous donneront des schémas de pensée dysfonctionnent. Au lieu de nous apporter des solutions qui nous faciliterons la vie, cela va nous entrainer vers bien tracas.

D’où l’importance de bien juger tous informations avant de s’en faire une croyance. Le monde est malade de ces distorsions due à des conclusions de réflexions faites de fausses croyances.

 

Premier conclusion :

Tous ce que nous n’avons pas vérifié par une expérience personnelle, un vécu est une croyance (avec un petit C).

 

Croire  – Larousse : troisième définition : tenir pour sincère.

 

Ce texte ne saurait d’un texte d’essai si je n’y mettais  beaucoup de moi-même.

Parlant de croyance je ne vais pas vous parler de religion mais je souhaits  aller plus loin au fond de nous-même.

 

Que faire de ce qui vient d’être lue ?

 

Je prends un exemple un peu cru pour être mieux cru, je vais donc me permettre de flirter à la limite de nos frontières, de nos tabous. Je le ferai en trois petits tracés, chacune indépendant mais dont leur cheminement s’est déroulé dans le même temps. C’est leurs coexistences et mon adogmatise qui ont modifié des croyances que je pensais vérités.

 

Le premier tracé :

Il m’arrive parfois d’être dans un milieu masculin qui plaisant de l’homosexualité, à la limite de l’homophobie. Ils expriment à leur façon le dégout de la chose, la sodomie pour la nommer. Une phrase revient souvent « il n’y a que la première fois que cela fait mal ». Je sens bien qu’à travers leur dire, la sodomie est un acte douloureux. N’ayant jamais pratiqué je peux l’imaginer ainsi, pourtant  pour avoir travaillé dans le monde audiovisuel avec des homosexuels, il m’a semblait qu’ils en redemandaient.  Sont-ils aussi maso ? A l’aulne de ce que j’ai tracé, seule l’expérience pourrait lever le doute. A bien y réfléchir, pas certain!  En fonction qu’elle soit accompli par amour, tendresse et respect de son partenaire ou par viol, les vécus en sortent opposer.

L’expérience nous donne une vérité qui nous personnelle. De cette première histoire j’en conclu que l’expérience n’est pas source d’une vérité absolue.

 

2éme tracé :

Il ya plusieurs années ayant l’âge de découvrir que j’avais aussi une prostate à surveiller, la prise de sang annuelle était très alarmiste. L’échographique ne fit que de confirmer les craintes. Le professeur en urologie restait confiant dans son touché mais il préféra vérifier qui de son expériences ou des machines avaient raisons. L’enjeu était de savoir si j’avais ou non un cancer. Il me fit faire biopsie. Trois mois d’attente pour le rendez-vous, trois mois à angoisser,  trois mois à gogoliser sur la prostate. A la lecture de mes recherches, plusieurs fois j’allais mourir, devenir impuissant ou incontinent, voir les deux à fois. Mais j’ai surtout lu une bizarrerie concernant cet organe. Sa face externe était recouverte de cellules érogènes. Douze ans de cohabitations avec des journalistes m’ont appris à vérifier mes sources et à les recouper avec d’autres sources. Me voilà gogolisant sur le sujet. J’y apprends des informations qui dépassent mon imagination. Mes parents très catholiques avaient limité mon éducation sexuelle au strict minimum. Les filles ne naissent pas dans les rose et les garçons pas dans les chou. Je savais comment et où mettre mes petites grains pour que Papa, Maman devient Papy Mamy, rien de plus.

De clic en clic, je prends conscience que jamais dans cette vie je ne pourrais comprendre la jouissance d’une femme avec sa zone la plus intime 1OOO fois plus dense en terminaison érogènes au mm² que le petit bout qui fait à l’échographie la différence entre fille et garçon. Mais cette comparaison est sans compter la surface externe de la prostate que la nature ou le G A D L U  a conçue érotiquement aussi sensible. Le problème est qu’elle n’est accessible facilement que par sodomie. Une image m’apparu celle du bonobo. Je me sens proche du gorille, malin comme un chimpanzé. Mais je ne vois pas mes très loin ancêtres avoir les mœurs sociales du bonobo dans leurs premiers pas d’humanité. Mon éducation catholique n’ose y penser, mon agnostisme ne sait plus quoi dire.

 

3éme tracé :

Je me suis toujours intéressé à l’histoire des religions. Pour celle de mon éducation, le christianisme,  j’ai recherché comme elle a pu se mettre en place et s’imposer dans l’Europe, prenant la place d’autres religions.

Timide et massacrée dans les premiers siècles après la  crucifixion du lieder. Au III siècle, c’est un empereur romain, Théodose qui, en 380 ap JC, impose le christianisme dans tout son empire. Constantin, deux empereurs plus tôt n’avait fait que prendre la religion en continuant de tolérer que chaque romain puisse adore son dieu préféré dans son pénates.

Théodose suivant les pères de l’église, impose une vision du christianisme ascétique. La semence de l’homme est considère comme source de vie. Pour eux, elle est  sacrée. Elle ne peut que donner la vie. Seul les rapports dans ce but son autoriser (et pas en dehors du mariage). Masturbation et homosexuel sont interdit dans un décrit graver dans le marbre datant de 391. Il y rajoute au passage les juifs. C’est le début de massacre de ceux qui ne se conforme pas aux diktats des dogmes écrits. Les chrétiens de martyres deviennent bourreaux. Un classique dirait un psychanalyste.

 

Croire  – Larousse : quatrième définition : avoir la foi.

 

Avant Théodose  la sexualité, pour les informations que nous pouvons trouver était très ouverte sur la question de l’homosexualité. J’ai eu l’occasion de voir une collection de poteries étrusques soigneusement ranger dans les caves non visitable du musée Vivenel de Compiègne. C’est un véritable mode d’emploi façon Ikea des jeux sexuels que des hommes peuvent réaliser ensemble. Les mœurs des grecs anciens, les orgies des romains vont dans le même sens.
Ces 3 réflexions qui se sont passé parallèle dans ma vie m’ont amené voir l’homosexualité différemment.

Elles sont modifier mes croyances sur le sujet.

Vers 20 ans, jeune chrétien ayant encore la foi dans tous les dogmes que les adultes m’ont inculqué, je pensais que :

L’homosexualité était une déviance.

Ce n’était pas de la faute de la personne car c’était de naissance.

La sodomie était une horreur de perversion.

Aujourd’hui, pour moi : Homosexuelle ou hétérosexualité, la question ne se pose plus. La nature nous a fait pour les deux. Le choix, la certitude pour certains, le doute pour d’autres, nos croyances à ce sujet, se feront aux grés de notre éducations, nos rencontres, notre vécus heureux ou malheureux.

 

De ce cheminement, très personnel dévoilé devant vous,  j’espère avoir partagé un chemin de pensée sur les croyances et leur fonction.

Quand nous ne pouvons pas, ou nous ne voulons pas valider une connaissance par l’expérience,  il nous reste a toujours à chercher des éléments nouveau pouvant conforter son crédit ou le réduire, voire, finir par croire à son inverse.

De tous ce que nous avons appris, rien n’est vérité absolue, rien que des croyances et seulement des croyances avec un petit « C »

 

Croire Larousse cinquième définition : estimer possible probable

 

Et si l’expérience peut lever le doute sur la véracité d’une information, ce ne donnera pas une vérité absolue, mais une vérité personnelle.

Je comprends mieux la sagesse de Confucius:

Le maitre dit « l’expérience est une lanterne qui n’éclaire que celui qui l’apporte ».

Et moi qui croyais que c’était les autres qui avaient tort. Tort de ne pas suivre la sagesse qui découle de l’expérience d’un tiers.

Avec ce travail j’ai compris pourquoi la lanterne de mon expérience, ne pouvais que m’éclaire et pas les autres.

 

Que la tolérance mutuelle demeure à la fin de chaque parole entendue.

 

Juin 2015 © Jean Marc Damien

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