L’homosexualité naturelle ou culturelle ?

Sommes-nous prédéterminés pour une orientation sexuelle ? Cette orientation est-elle d’ordre naturel, de l’inné, ou culturel, de l’acquis ? Sous le titre provocateur, il est clair et sans ambigüité que ma réflexion ne s’arrêtera pas à l’homosexualité. 

A la naissance, par les droits de l’homme(1), nous naissons tous égaux, en droit et en dignité. Mais  la nature nous fait naitre tous différents. Nos milliers de critères, tous plus ou moins dosés, donnent l’homme que nous pouvons être. Qui n’est pas toujours celui que nous sommes, mais ceci est une autre « planche ». C’est dans ce « tous différents » que réside une grande part de l’égalité, pour ne pas dire l’égalité. 

Deux de nos multiples traits de caractère vont nous intéresser dans cette réflexion : notre sensibilité masculine et notre sensibilité féminine. Quelque soit notre sexe, je suis intimement convaincu que nous avons les deux, avec leur propre niveau. Je les ressens comme autonome l’une par rapport à l’autre.  La raison cartésienne et culturelle voudrait que les garçons aient une sensibilité masculine bien plus forte que leur sensibilité féminine et les filles l’inverse. Mais voila, les lois de la génétique, de la nature, du hasard et de l’inconnue pour pas dire de notre ignorance, font que tout est possible, pour la plus grande diversité et le mieux du monde. Mais le sais-t-on ? Est-ce suffisant pour prédéterminer une orientation ? Je suis convaincu que non ! Ces sensibilités vont marquer les traits des premiers tracés de notre personnalité, de son esquisse,  mais n’impose pas un choix immuable. Nous naissons  sans aucune orientation, tel est ma proposition. Ce qui me laisse penser à cela, est que, des nos premiers jours de vie, nous sommes sensible à toutes les caresses douces, rassurante, nous inondant de sensations plaisantes. Déjà in utero, nous connaissons le plaisir. Cette relation de mère à l’enfant personne n’y verra de l’incestueux mais rien que du maternelle, rien que du naturelle. Les caresses de adultes envers l’enfant qui vient de naitre ne sont pas non à considère comme déplacées. Mère, père, grand pères, grand mères, tantes, oncles, frères et sœurs câlinent le bébé, voilà les premiers « pas » du petit d’homme dans le monde d’amour et de plaisir. 

Autre élément plaidant en faveur de la non-orientation de naissance et qui pourrait être vue comme une bisexualité d’origine, c’est cette capacité à avoir du plaisir quelques soit le genre de la main qui caresse. La première pratique sexuelle de notre initiation, la plus rependu, rare ceux qui peuvent dire ne l’avoir jamais pratique, la masturbation, est bien une relation physique entre une main et des parties génitales de même sexe. Doit-on la ranger dans l’homosexualité ? Que n’ai-je pas dit. La connaissance de son propre corps est aussi un élément à prendre en compte, l’éducation pour ne pas dire l’initiation, va jouer un rôle des plus importants. Les expériences homosexuelles de la jeune adolescence, mais aussi les « jouer au docteur » de l’enfance en sont les moteurs initiatiques. Il n’est pas rare d’entendre dire par ceux qui ont fait l’expérience de l’homosexualité que les garçons sont les mieux placés pour faire des fellations à d’autre garçon, et que les filles sont plus experte en caresses intimide d’une corps de fille. J’utilise volontairement les désignations fille et garçon de préférence à homme et femme car c’est bien au moment de l’adolescence que les orientations sexuelles sont les plus flou, les moins arrêtées. C’est expérience, ces « exploits » me paraient des plus logiques. Filles et garçons connaissent leurs corps de l’intérieur et extrapolent facilement les ressenties de son partenaire de même sexe. Il en est autrement l’autre que le partenaire est de sexe opposé. Voila bien une formule étrange « sexe opposé », sexe « étranger » serait plus exact. Mais je préfère nettement parler de sexe complémentaire. Car physiquement rien ne nous oppose. Le coït est bien, le plus naturellement du monde du vivant, une union complémentaire Tous comme nous avons appris à découvrir notre corps durant notre enfance, il va falloir découvrir le corps de l’autre sexe avant d’atteindre les mêmes niveaux de « maitrise » et pouvoir créer une réciprocité de plaisir. Chacun devant être tout à tour professeur et élève. Tel est le jeu des premiers préliminaires. Notre société de zappeurs fous, impatients, à l’exigence de résultats immédiats, laissent-elle assez de temps pour nous permettre de découvrir dans la sexualité, nos relations envers les autres ? Combien dans cette frénésie du « je n’ai pas le temps » font l’amour à deux solitaires ? 

Chacun dans la tristesse de cette solitude d’individualiste. Mais revenons à la question de départ. L’homosexualité naturelle ou culturelle. A notre potentiel de sensibilité de naissance va s’ajouter notre vaincu. L’orientation sexuelle, comme toutes nos orientations, vont dépendre d’autres facteurs que ceux portés en nous à la naissance. Ils seront de l’ordre du culturel mais aussi liés à nos expériences, les heureuses comme les malheureuses Le culturel. 

Il dépend de la société dans laquelle nous naissons. 

Intervient une notion de temps et d’espace. 

Le temps : Avec nos cours d’histoire, relativement discret sur ce sujet, nous apprenons qu’à travers les époques, les mœurs ont été très différents, avec des périodes souvent opposés ce succèdent sans complexe. Et cela, contrairement à une idée reçu, bien plus imposé par la nécessite que par la liberté ou  la rigueur des esprits. Ils vont marquer les époques, périodes libertines succédant à des périodes puritaines, elles même succéderont de nouveau à des temps plus relâchés. Tel un balancier entre deux extrêmes, le trop d’un coté opposé au trop de l’autre dans un mouvement perpétuel, cherche l’équilibre mais n’arrive pas à si maintenir, même si l’on peut observer que les écarts entre les maximums diminuent. Ainsi les sociétés grecques anciennes étaient très permissives. Il n’est pas rare de trouver dans les textes, mais aussi dans l’art pictural, qu’un homme ayant femme pour épouse avait un « jeune « homme pour amant. Nous pourrions dire que la bisexualité est même mise. J’y vois là une forme de contraception cachée. Ce libérer de sa charge sexuelle sans pour autant risquer de faire un enfant. Bizarre comme idée ? Je n’oublie pas pour autant que la contraception pour des relations hétérosexuelles était déjà connue. Nous pouvons imaginer en regardant les échecs ce qui ce passe aujourd’hui, où nous avons les moyens, tant en technique  qu’en communication, que la relation homosexuel était la plus « efficace ». Pleinement acceptée, elle ne posait pas problème. Avoir la mère de ses enfants et un amant était un classique. De même la pédérastie, à ne surtout pas confondre avec la pédophilie, était courante. La pédophilie se concrétise par une relation sexuelle entre un adulte et un enfant. Aujourd’hui reconnue comme un crime sexuel, la pédophilie, entre un homme et un enfant, est traqué, sanctionné et lourdement punie. La « normalité » est enfin retrouvée après des siècles de silence. Reste celle entre une femme est un enfant, plus rare, restée encore tabou, pourtant elle est aussi destructrices pour la victime. La pédérastie se concrétise par une relation entre un jeune homme et un homme mure peur ne pas dire âgée. Le « vieux » est le pédéraste, ce qui donnera l’expression PD, le jeune etant un éphèbe, synonyme aujourd’hui de jeune et beau, il a perdu sa connotation homosexuelle.  C’est au quatrième siècle après JC que les choses vont changer dans notre occident, sous empereur romain Théodose. Il imposera le christianisme à tout l’empire romain (28 Février 380) et en 392 éditera les première lois interdisant et opprimant les homosexuels. La religion catholique et romain imposera l’hétérosexuelle conjuguais avec la notion de virginité avant le mariage et fidélité après. Elle restera dans une intolérance pour tous ceux qui s’encartent, émaillée du paradoxe de couvrir de silence ses prêtres pédophiles. Telle sera le sort de l’occident, l’orient à travers ses religions, aura des attitudes  sensiblement similaires. Le culturel, à de très rare exceptions, impose l’hétérosexuelle comme la norme. Toutes autres formes de sexuelle étant interdit voir sanctionné. Je n’y voilà le souci conscient d’un ordre bien établie dans la « servilisation » des peuples. Inconsciemment l’obcétion de perpétuer l’espèce, plus précisément, son peuple, sa religions, sa race. Pour ma part cette dernière notion n’a pas de sens pour classer les hommes, éventuellement je l’accepte, pour désigner des vaches, des chevaux, des moutons, des poules, des chiens, pas pour des hommes, mais cela mérite une autre planche. Dans l’espace, de nos jours l’homosexualité peut être en fonction des pays : condamnable, tabou, ou permise un peu, beaucoup … Fort de ces différences culturelle son « comming out » sera plus ou moins facile, non seulement envers les autres mais à son premier niveau  en « soi même ». 

Comment ce détermine notre orientation sexuelle ? 

Cette question mérite que tous passionnés de philosophes la travaillent. La proposer comme travaille de réflexion en cours de SVT , est une approche qui se voudrait de domaine de l’art de la science et du rigoureusement démontrable, alors que nous sommes bien dans le domaine de la compréhension  de l’humain , de l’art de la psychologie mais aussi de celui de philosopher. Ici comme pour chacun de mes écrits, rien de dogmatique, d’arrêté, juste des pistes de réflexions, un début de discussion pour chacun qui les lis. Revenons à la question, Comment ce détermine notre orientation sexuelle ? 

Par le vaincu Le positif et le mimétisme Faire comme ses ainés le font, parents, enseignants, amis de la famille. Etre comme son modèle est. Selon les darwinistes les hommes et les petits d’hommes  font parti de la famille des grands singes, leur modèle d’apprentissage est le mimétisme. 

Le négatif, les violences, les rejets Faire l’opposer de ses ainés. Une  façon  parfois brutale de rejeter les liens qui nous unis avec nos proches. L’intérêt n’est pas le rejet en lui même mais pourquoi ce rejet. Puisqu’il est contre nature au mimétisme du grand primate que nous sommes. . Peut être est ce là une caractéristique qui nous distinguerait des animaux ? Pas sûr ? Est-ce vrai pour son orientation sexuelle ? La notion de vaincu violent est un facteur déterminant mais pas toujours pour basculer dans l’opposé. De nombreux pédophiles sont à l’origine des victimes de pédophiles. Schéma classique de la victime qui devient bourreau afin de reproduire un acte qu’elle n’accepte pas dans son corps d’enfant devenu adulte. Etonnamment cela s’apparente plus à du mimétisme qu’à un rejet. Le choix de son orientation n’est pas si « standarisable » que cela. Mais dans ce cas là, nous sommes dans la perversion de la relation sexuelle ou ne sommes –nous pas dans la détresse d’un grand désarroi laissé sans réponse, sans aide ? Quand est-il  lorsqu’il n’y a pas eu ces violences ? 

 

A partir de quand ? Rien ne permet de définir une période de la vie plus propice à une autre pour faire son choix. Si l’adolescence est reconnue pour être la période où l’on se cherche, cela n’exclu pas toutes les autres étapes de sa vie, antérieur comme postérieur à cette période. 

Quand est-il de la bisexualité  ? 

Aujourd’hui, dans notre société occidentale dite moderne, l’homosexualité devient de plus en plus tolérée. Un chemin vers l’acceptation, qui deviendra sans restriction comme l’une des normalités. Etrangement la bisexualité demeure taboue. Notre monde n’aime pas ce qui n’est pas définie. Si tu n’es pas d’un camp tu te dois d’être de l’autre« A voile et à vapeur » est, dans l’esprit commun, comme suspect. De plus la bisexualité implique de par sa nature d’avoir au moins dans sa vie, durant temps séparé ou durant des périodes communes: deux partenaires. Elle laisse supposer une sexualité multipartenaire, des plus mal vu dans le cercle des religions, mais aussi de la morale consensuel et laïque 

 

 Rien n’est définitif Les mœurs évoluent et le balancier cité plus haut diminue sa course à chaque oscillation. Avec le temps la société humaine finira bien par reconnaitre la bisexualité, puis par se reconnaitre comme bisexuelle. Dans le monde de la technologie la notion d’hybride est porteuse de connotation positive. Va-t-elle faire évoluer ce regard sur nos attitudes « hybrides » ? Pour moins de souffrances 

Nous sommes tous différant, je ne le répéterai jamais assez. C’est notre principal égalité, peut être la seule de vraiment réelle, pas un identique à l’autre. Dans cette immense diversité, chiffrée en milliard, il est de la souffrance devant tant de rigidité. Il en serait autrement dans l’acceptation d’une évidence de la nature, dans l’acceptation pour tous à chacun de sa libre détermination de son (de ses) orientation(s). 

En attendant, malheureusement, force de constater que bloqué dans les prés fermés de la permittivité religieusement correcte ou du moralement admis, se développe contre nature toutes les perversités violentes. En serait-il autrement si cette idée du libre choix sans tabou ni jugement était de mise ? Tout ne saurais pas résolu mais j’en suis convaincu la grande majorité le serai. Si chaque individus avait conscience qu’il née sans détermination et que tout choix, respectueux de l’autre, lui est possible, de nombreuses souffrances seraient  effacées. 

Respect et tolérance mutuel 

Accepter que nous ne sommes pas prédéterminés, ne saura pas dramatique pour autant. Mais comment le faire comprendre sans affoler le commun des mortels. Je suis conscient qu’il faudra le temps. Quand la société aura suffisamment évoluée pour l’accepter, cette idée qui peut, aujourd’hui apparaitre comme étrange, déplacée, participera au grandissement  la tolérance mutuelle, mais aussi de l’humanité. 

Ainsi demain, dans une société reconnaissant que chaque individu arrive sans sexualité déterminée à la naissance, la tolérance pour toutes orientations sexuelles sera plus facile. Libéré  du carcan de tous ses tabous, chacun  pourra accorder alors toute son attention sur la notion fondamentale de la libre et pleine acceptation de son partenaire dans cette liberté de « pratique », le respect de l’autre dans son choix de vie. 

C’est à mes yeux un élément fondamental dans ces jeux à deux, parfois à plus que chacun agissent de son plein gré, de sa pleine volonté, dans sa totale liberté. Dans le cas contraire il y a urgence d’agir et de faire entendre notre pleine intolérance dans ces viols qui dépassent dans la souffrance la dimension physique et blesse bien plus profond l’individu, mais aussi la société, bien plus qu’elle voudrait le reconnaitre. N’y voyez là que la volonté de dédramatiser la « chose » et en aucun pour en faire l’apologie. Je souhaits à définir sa juste place, à savoir le naturel pas moins mais pas plus. 

© Michel Damien

(1)   Cette base, elle doit devenir incontestable. D’un monde rêvé idéal et tourné vers l’humanisme elle doit devenir la réalité universelle. Nous ne sommes qu’au début de cette merveilleuse construction de ce monde que nous voulons des plus meilleurs et pour tous.   

Première écriture le 19 mai 2011. 

Dernière retouche le  21 septembre 2011. 

 

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