Le renoncement

Planche n°11  

Antoine de Saint Exupéry écrivait dans Terre des hommes ” il semble que la perfection soit attente, non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais plus rien à retrancher ”.

Je vois les religions comme un sous-ensemble de la famille des philosophies. Philosophies et religions ont à leur origine ces points communs, ils sont des moteurs pour l’humanité avec pour « vocation » de soulager les souffrances, les peurs des individus et collectivement d’organiser les sociétés dans une entraide allant vers une moindre-souffrance pour le plus grand nombre.

Elles ont souvent, au cours de leur histoire, été détournées afin de permettre à certains hommes, ayant les connaissances mais surtout le pouvoir, de le garder. Dans ce cas, elles ne laissent aux peuples que l’illusion de trouver, dans ces philosophies et ces religions, une aide pour diminuer leurs souffrances et surtout d’accepter leurs sorts. Si, de par leur nature, leur concepts, leurs idées, elles ne peuvent pas subir les perversions du pouvoir alors elles sont tournées en dérision et fausses critiques, afin d’être abandonnées dans l’oubli. L’ignorance facilite ce travail. 

Cette planche tracera une esquisse des philosophies du renoncement et non pas d’une philosophie du renoncement. Il ne s’agit pas de révéler une nouvelle voie de pensée ayant pour fondement le renoncement mais de travailler sur un outil. Car je vois le renoncement comme un outil permettant notre élévation. Je l’ai souvent relevé dans les philosophies, comme dans les religions. Les vertus du renoncement me paraissent être mal connues aujourd’hui. Je suis toujours étonné d’entendre un très grand nombre de personnes considérer que le renoncement est  un acte négatif. Sa définition dans les dictionnaires me parait sans ambigüité : 

Renoncement : fait de renoncer par un effort de volonté au profit d’une valeur jugée plus haute. 

Renoncer : Cesser par une décision volontaire de prétendre à quelques choses, et d’agir pour l’obtenir. 

Renoncement et renoncer sont des actes volontaires.

Dans notre civilisation occidentale, se disant parfois laïque, au capitalisme libéral, basée sur la société de marché, plus exactement dans notre société de consommation, où le « toujours mieux », « toujours plus », « le jamais assez » sont de rigueur, le renoncement deviendrait presque tabou. Renoncement et renoncer sont alors chargés de négativités dans ce monde où le positivisme commercial est un miroir aux les alouettes, que sont les acheteurs potentiels. Dans ce concept consumériste, pour mieux neutraliser  « renoncement » et « renoncer », ils ont été connotés religieux ou défaitistes. Ils se trouvent très souvent chargés de valeurs négatives.

Connotés religieux :Le renoncement à Satan, aux tentations du mal, à soi-même pour suivre Dieu.

Chez les chrétiens : Marc dans son évangile (chapitre 8, verset 34-35) :« Puis ayant appelé les troupes et ses Disciples, il leur dit : quiconque  veut venir après moi, qu’il renonce à soi même, et qu’il charge sa croix, et me suive. Car quiconque voudra sauver son âme, la perdra ; mais quiconque perdra son âme pour l’amour de moi et de l’Evangile, celui-là la sauvera. » 

Connotés défaitistes :Avec les connotations négatives apportées par les synonymes couramment admis pour renoncement et renoncer comme : abandonner, quitter, cesser, ne plus espérer, reculer, défaire, dessaisir, et sans oublier  perdre.

Perdre, le mot est dit, il est terrible dans une société où il n’y aurait de la place que pour les gagnants.

Pourtant, nombreuses sont les traces écrites les plus anciennes  où le renoncement apparaît comme un outil de la sagesse. Elles sont présentes à la fois dans les philosophies orientales, grecques mais aussi dans les religions comme le bouddhisme ou les monothéismes.  Depuis que l’homme écrit, il nous a laissé quantité de beaux textes sur l’importance du renoncement. Ils s’inscrivent dans un continuum de pensées qui ne se sont jamais éteintes. Seuls les regards du monde consumériste s’en sont détournés.    

Chez les  judéo-chrétiens:

Dans leurs religions le renoncement le plus fort et le plus capital écrit dans la bible, apparaît dans le livre des exodes, plus exactement dans l’exode chapitre 20, verset 13 : Tu ne tueras point

Pris chez les juifs dans la table de la loi des synagogues, nous le trouvons comme étant le 6éme commandement et chez les chrétiens dans leur version, il est le 5éme. C’est pour moi le premier des renoncements. Il est indispensable à toute vie en société. C’est la source d’une humanité possible

Chez les musulmans : 

Nous le retrouvons aussi sous une autre forme ce renoncement à tuer la vie d’innocents.

« Sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée. Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche [parent] . Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi). » (Noble Coran – Al-Isrâ  17:33)

Chez les bouddhistes :

Le renoncement est présent dès son origine. C’est la pensée de Bouddha  qui est la base du bouddhisme. Ses principaux enseignements sont la mise en lumière des notions de l’impersonnalité de soi, de l’impermanence de la vie (nous sommes tous mortels) et de l’insatisfaction de toute chose devant conduire au renoncement. Ce renoncement est la troisième de nobles vérités enseignées dans cette religion. Face au désir insatiable, ce renoncement est indispensable pour permettre de distinguer une réalité conventionnelle d’une réalité ultime.

À l’origine, le bouddhisme n’est ni une religion, ni une philosophie, mais une « leçon de choses» (Dharma en sanskrit). Il est considéré comme un enseignement de la réalité et de la souffrance. Partant d’un exposé des faits, de son origine et de sa cessation avec le renoncement, cette étude doit finalement atteindre « l’extinction » de celui qui l’entreprend afin d’atteindre son nirvana.

Cela commence par le renoncement absolu des trois racines du mal qui sont l’ignorance, la jalousie, et la haine. Tel est le point de départ du long chemin de perfectionnement du Bodhisattva. Ces trois « poisons » comme les nomment  les bouddhistes seront l’objet d’une planche, plus haut sur cet échafaudage de réflexions

Chez les hindouistes.

L’hindouisme est l’une des plus vieilles religions. Elle est encore pratiquée aujourd’hui avec plus de 900 millions de fideles. L’hindouisme est actuellement la troisième religion la plus répandue dans le monde. Son origine remonte à la civilisation de l’Indus qui naquit vers 2500 av. J.-C. En occident, elle est méconnue et souvent confondue avec le bouddhisme. La singularité de l’hindouisme est de n’avoir ni prophètes ni dogmes centraux. La pratique hindouiste se transmet dans la pure tradition orale.

Chez eux, le renoncement est décrit dans le Bhagavad Gita. Il a été écrit au IIéme siècle av JC. En sanskrit  « Bhagavad Gita » se traduit littéralement par «chant du Bienheureux ». Il est la partie centrale du texte poétique connu sous le nom du Mahâbhârata. Ce chant  du bienheureux est reconnu comme la partie fondamentale des écritures de l’Hindouisme.

Voici l’extrait concernant le renoncement : …

«       La connaissance vaut mieux que les pratique ascétique.

         La contemplation l’emporte sur les connaissances.

         Sur la contemplation le renoncement aux fruits des actes.

         Le renoncement conduit à la paix du salut.

         S’abstenir des actes, qu’inspire le désir, voilà le détachement.

         Renoncer à tout fruit de ces actes c’est ce que l’homme éclairé appelle renoncement ».

Mais le Renoncement est-il toujours d’actualité, ou une chimère du passé ?

Renoncer à quoi et pourquoi ?

Ces textes religieux sont si vieux. Je vous propose de revenir doucement vers nous, en prenant le temps de marquer de pauses à travers différentes pensées …   

Epicure (341/270 av JC) Philosophe hédoniste

Rappelons-nous de ce que nous avons vu sur les planches précédentes.

Il y a trois sortes de désirs

Les désirs naturels et nécessaires.

Les désirs non naturels et non nécessaires.

Contrairement au stéréotype populaire Epicure prône la juste mesure et utilise souvent le renoncement pour parvenir à la tranquillité de l’esprit.

Voici deux citations extraites des sentences vaticanes, des maximes épicuriennes.

« Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien. »

« A propos de chaque désir, il faut se poser cette question :

Quel avantage en résultera-t-il si j’y renonçai ? » 

Epictète (née en 50 / mort en 125 AP JC) Philosophe stoïcien. Par son histoire personnelle, il est à l’origine de l’expression rester stoïque à la douleur.

« Il n’y a qu’une route vers le bonheur … c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté ».

Chez les pères de l’église chrétienne.

Grégoire de Nysse  (331 / 394) a écrit pas moins de huit homélies sur l’Ecclésiaste, dans lesquelles il décrit le renoncement comme étant la voie qui conduit à un monde de paix. Ces homélies sont destinées à faire comprendre aux chrétiens l’importance du renoncement. Pour lui, il élève l’esprit au-dessus de nos sens. Il poussera même à faire l’éloge du renoncement de soi-même à fin de n’être  qu’aux services des autres.

Chez Les Cathares.

Au cours du XIIe siècle, ils s’opposent à un clergé chrétien riche, et parfois corrompu. Ils dénoncent cette situation et cherche à bâtir un mouvement nouveau, libéré des défauts du passé. Cette nouvelle religion n’a aucun mal à se développer dans les classes inférieures de la population. Puis ils cherchent à convertir les chrétiens faisant partis de la plus haute société.

Les Cathares considèrent qu’il existe deux principes supérieurs, le bien et le mal, Dieu et Satan.  Pour eux la création du monde est imparfaite. Elle relève du mal. Les Cathares doivent  se libérer de leur prison charnelle pour retourner à Dieu. Pour cela, ils prônent et développent une vie de pauvreté et de renoncement afin d’accéder à une perfection spirituelle.

Par l’opéra avec Goethe (1749/1832) 

Le romancier et dramaturge allemand fait dire à Faust

«  Je suis trop vieux pour me borner à jouer, je suis trop jeune pour être sans désirs. Que peux m’offrir ce monde ? Renoncer ! Il le faut : renonce ! C’est l’éternelle  chanson qui retentit aux oreilles de chacun. » 

Par la poésie

Une phrase, parmi tant d’autre en poésie.

Elle est du poète Vietnamien Nguyen  (1765/1820) :

« Le renoncement  est la racine de la joie, les passions sont les chaînes des souffrances. »

Par un économiste Charles Périn ( 1815/1904) 

« Le renoncement est la loi de toute créature libre … Mais il se concilie avec le principe de l’intérêt propre, il est même la condition de tout progrès dans l’ordre moral et dans l’ordre matériel. » 

Enfin pour arriver jusqu’à nous, encore instant de poésie par le poète birman  Ngwé-Tayi (1925/1958) 

« La lumière de la lune pénètre en moi, mais mes yeux aveugles ne la voient pas. Le grand tambour résonne jusque dans mon cœur, mais mes oreilles sourdes ne l’entendent pas. Renonce à l’amour de toi, à tes biens temporels, alors seulement tu feras de grandes choses. » 

Nous y voici, ici et maintenant, dans l’instant présent. 

Tout l’apprentissage, m’apparaît, à la fois, comme une école du renoncement et une école de la maitrise de ses désirs.  Je ne fais pas l’apologie du renoncement. Par cette planche, je cherche à mettre en lumière l’équilibre subtil qu’il nous faut sans cesse, trouver entre le renoncement et l’engagement. L’un ne vaut rien sans l’autre. N’oublions jamais cette dualité. Au renoncement je n’oppose pas l’engagement mais je les associe. Cet équilibre nous permettra  d’atteindre notre objectif de moindre-souffrance. Il nous élèvera au dessus du futile, souvent générateur de troubles. Nos engagement ou nos renoncements ne sont pas le fait du hasard, ils sont toujours une démarche volontaire. 

En reprenant la chaine du géomètre, si chère à Descartes, la succession de maillons qui composent notre vie, s’enchaine les uns aux autres par une question qui n’a que deux choix : s’engager ou renoncer. Mais point d’immobilisme, tout bouge, le temps ne s’arrête jamais, le renoncement est autant actif sur notre vie que l’engagement. Il est un outil de même valeur. Le poème de Kipling « Tu seras un homme mon fils »  est la parfaite illustration de cette équilibre entre engagement et renoncement.  Néanmoins je reste conscient qu’Il est clair que tout abus nuit. Tocqueville est là pour nous rappeler qu’il ne faut pas renoncer à tout: « C’est dans le renoncement à la liberté que se trouve le danger majeur pour la société démocratique ». Toujours revient cette question de la juste mesure. 

Alors pourquoi cette connotation négative sur le renoncement ?

Le renoncement est un outil philosophique, celui de la sagesse. Il nous faut le percevoir et apprendre à l’utiliser correctement.

Dans la difficulté de le voir comme un outil positif à notre construction, notre héritage judéo-chrétien a sa part de responsabilités mais pas seulement. La langue française est considérée comme l’une des plus précise. Chaque mot a un sens différent. Elle est riche de synonymes, ces mots ayant un sens identique ou très voisin. Dans un dictionnaire des synonymes, j’ai trouvé pour renoncement, onze propositions :

Abandon, abnégation, abstention, abstinence, concession, démission, désertion, désistement, privation, renonciation, résignation.

A les lire et les relire, il apparaît, sur le plan de l’acte, aucune de ces propositions n’a la même source, ni la même implication. 

Y’a-t-il vraiment des synonymes en français ? 

La question pourrait se poser pour toutes les langues. Dans le français Je ne vois pas de synonymes rien que des mots proches mais différents que le style nous impose d’utiliser pour alléger un texte et éviter des répétitions. Depuis les classes du collège, nos professeurs de français nous ont répétés que pour améliorer notre style littéraire, il ne faut pas employer le même mot plusieurs fois et recourir aux synonymes. Voilà toute la confusion, recourir aux synonymes, sources de bien des querelles. A tout mélanger, nous passons notre temps à utiliser un mot pour un autre.  Si pour chaque mot, les dictionnaires figent pour un temps le dénotatif, le vécu à travers la parole de chaque individu  multiple le connotatif.

Ces mots si proches pour se remplacer les uns les autres, aucun n’est à contre sens mais aucun n’est exact, ne fusse qu’au titre de remplacent.

Pour les interlocuteurs dans une discussion, il est important de s’entendre sur un sens commun, et non de se battre pour le sien. Car ce qui compte, à mes yeux, est de comprendre les idées des uns et des autres. Nous sommes dans les limites de la tolérance mutuelle. Cette valeur si importante pour la sérénité que nous avons abordée dans la huitième planche. La trahison des mots ne facilite pas la chose. 

Abandonner et renoncer en philosophies opératives n’est pas le même acte.

Le renoncement est un acte positif.

En reprenant le schéma proposé dans La Liberté, je place ces deux termes dans nos deux polygones celui des désirs et celui des possibilités.

Renoncer  réduit le polygone de désir est donc augmente l’espace de liberté. 

Abandonner réduit le polygone de possibilités est donc rétréci l’espace de liberté. 

Cette idée, très bouddhiste, que renoncer c’est être plus libre prend tous son sens dans cette figure géométrique des deux polygones. 

Cette idée n’est pas que bouddhiste, chez les philosophes de la Grèce antique, Epicure (341/270 av JC)  enseignait «  La vrai sagesse, la vrai supériorité, ne se gagne pas en luttant mais en laissant les choses se faire d’elles-mêmes. Les plantes qui résistent au vent se cassent, alors que les plantes souples survivent aux ouragans. »

Le renoncement est un outil majeur pour la société à bâtir.  

Notre planète ne pourra pas suivre le train de vie des Américains (empreinte écologique équivalente à 4 terres), ni même celui des Français  (empreinte écologique équivalente à 2 terres). La crise économique remet en question la société de consommation. L’écologie n’arrête pas de le redire depuis trente ans, il va falloir changer plus que nos habitudes. Avoir une autre philosophie pour une autre politique. Redéfinir les priorités, les nécessités, construire autour de cela la société qui sera nouvelle, différente  et surtout viable pour tous. De planche en planche nous élevons un début d’échafaudage qui commence à nous donner les orientations futures. Nous sommes  partis du « survivre » et de la diminution de la souffrance de l’individu et nous arrivons, petit à petit, sur un terrain qui nous permet de mieux comprendre les besoins de tous.

En allant d’abord à l’essentiel, nous découvrons alors que dans les nombreuses solutions à mettre en place, beaucoup nécessiteront du  renoncement.

Pour Epictète «  le bonheur ne consiste pas à acquérir, ni à jouir mais à rien désirer car il consiste à être libre ». Nous sommes au cœur du renoncement.

Pour exprimer un ressenti, dans ce monde moderne où tout doit aller plus vite, plus fort, plus loin, nous  avons perdu nos mots justes. Aujourd’hui, pour nous exprimer, nous jonglons avec les mots, non pas en remplaçant par des synonymes afin d’alléger notre style, mais souvent en choisissant des mots excessifs, grossiers, génériques, binaires. Par exemple,  je n’entends plus dire «  j’ai un peu trop chaud, une climatisation serait appréciable» mais « je crève de chaud, c’est de la merde, y’a pas de clim ». pan !

Hélas  l’usage de l’excessif a fait que nous utilisons et connotons les mots à tort et à travers. Renoncement, renoncer sont des victimes de ce dysfonctionnent dans le choix de notre vocabulaire

Renoncer n’est pas abandonner, quitter, cesser. 

Je constate que les hommes modernes entendent dans ce renoncer et ce renoncement, un acte de perdant, de défaitiste. Nous vivons sur une planète aux dimensions finies. Ce n’est pas parce qu’il y a un trou dans la couche d’ozone qu’il nous est possible d’investir l’immensité de l’espace.  Il va falloir apprendre rapidement à équilibrer nos désirs et nos renoncements afin de perdurer.

D’autant que d’autres ailleurs, plus au sud, ou plus à l’est, aspirent à notre monde, moins douloureux que le leurs. Jean Zigler, rapporteur auprès de l’Onu pour les questions de ressources alimentaires, estime que la Terre avec une organisation basée sur le développement durable et une économie optant pour le commerce équitable, pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit bien plus que la population mondiale actuelle. Pour les penseurs, chercheurs, humanistes, ayant le souci d’améliorer l’humanité, il est clair que les philosophies du renoncement seront plus que jamais d’actualité et méritent bien une étude encore plus approfondie.

Sur cette onzième planche il faut nous souvenir que l’acte de renoncement est un acte volontaire au profit d’une valeur jugée plus haute, c’est un acte d’élévation. 

C’est en quoi, il est indispensable de bien préciser, à se répéter, que renoncer n’est pas un acte négatif aliénant. Renoncer ce n’est pas se priver de liberté, au contraire c’est en acquérir. Il nous amène à de plus haute valeur. Ce choix volontaire renforce notre sensation d’être utile. 

Dans l’éducation de nos jeunes, il faut faire attention de ne pas continuer à semer la confusion des mots et rendre au renoncement toute sa noblesse, sa grandeur, sa beauté.

Ossons passer à la planche suivante: Croyants Non croyants

© Michel  Damien    

Planche précédente : La Liberté 

Sommaire d’un échafaudage en philosophie  Phil’Op   

Echafaudage de planches en philosophie   

Planche n° 11 – Le renoncement  

Première esquisse le 15 mars  2009   

Dernière retouche le 31 décembre 2012

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