Hypothèse III : Dieu n’existe pas en existant.

Planche 18 – 3

Dieu n’existe pas tout en existant. Cela commencerait-il par la deuxième hypothèse pour continuer par la première ?

 « Si, à ma mort, je m’aperçois que Dieu n’existe pas, je serai bien attrapé, mais je ne regretterai pas d’avoir passé ma vie à croire à l’amour. » (Le curé d’Ars)

Dieu serait comme le Père Noël qui n’existe pas tout en existant.

« L’homme orphelin d’origine créa Dieu à son image »

Depuis l’aube de l’humanité, l’homme cherche à s’inventer des réponses pour toutes ces questions même pour celles qui n’ont pas de réponse. Les Dieux que les hommes imaginent, vont évoluer en fonction de la progression des connaissances de l’homme. Toujours la question sur les questions, d’où venons-nous ?, où allons-t-nous ?, qui y a-t-il après ?, et pour certains qui y a-t-il avant ? Avec le temps, l’homme trouve des réponses à certaines de ces questions, réponses qui nécessitent plus Dieu comme solution. 

Dieu comme catalyseur ?

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors à l’image de la chimie, voici un Dieu catalyseur comme une substance qui augmente ou ralentit la vitesse d’évolution de l’homme.
Dieu  participe à la construction de l’humanité  mais il serait régénéré à la fin de la réaction. Au début il n’y avait pas Dieu, et à la fin il n’y aurait pas Dieu.

Dieu n’existe que si l’homme existe.

Dieu est vivant que si l’homme est vivant.

Tout comme en chimie pour les catalyseurs, il ne fait donc partie ni des réactifs, seuls les hommes sont responsables de leur actes,  ni des « composants » dans cette équation si complexe qu’est l’esprit des hommes. 

Dieu permettant l’évolution de civilisation en civilisation ?

Si Dieux n’existe pas tout en existant, alors plus l’homme va pouvoir raisonner dans l’abstrait, plus il sera en mesure de se créer un Dieu de plus en plus abstrait. Passant de plusieurs Dieux (un Dieu comme réponse à chaque question restée sans réponse) à un seul et unique Dieu. Dieu unique ne pouvant plus avoir de représentation  concrète. Dans la dernière révélation du livre, la plus récente : l’Islam, la représentation de Dieu n’est plus possible. C’est bien une évolution qui suit celle des hommes. Dieu atteint un niveau infini que l’homme ne peut plus représenter mais qu’il arrive à concevoir. Cette non-représentation a entrainé un développement de l’art graphique spécifique et très riche de la calligraphie arabe. Elle impose l’abandon de toutes les représentations statuaires.

Le support de catéchisme des chrétiens du moyen âge était les statues et les bas reliefs, il n’y avait pas une nécessité de savoir lire. Celui de l’Islam sera la calligraphie des sourates, et impose, de facto, l’apprentissage de la lecture 

Dieu évolutif et adaptif selon les besoins de l’humanité.

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors par cette simple phrase : «L’homme crée Dieu à son image » Dieu sera adaptif selon nos besoins. Ce Dieu évoluera au cours du temps. L’homme, en l’utilisant, trouvera les réponses à ces questions qui étaient sans réponse. L’adaptation de son Dieu, permettra aussi d’accepter d’autres solutions au fur et à mesure de ses découvertes scientifiques. Il fera, dans le même temps évoluer son « Dieu » afin d’être en accord avec l’ensemble de ses réponses. La science sera de plus en plus présente et fera évoluer l’homme mais aussi la représentation de son Dieu dans le mêmes sens.

La vie après la mort nécessaire ?

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors l’idée d’une « vie » possible  après la mort deviendra essentielle  pour supporter le vide de la question sans réponse sur notre devenir final. Elle sera l’une des raisons de l’existence d’un Dieu qui nous sauvera alors de la mort. La spiritualité est indispensable si Dieu n’existe pas tout en existant. Cette élévation, à des niveaux supérieurs de l’esprit, plus abstraite, est nécessaire pour donner deux niveaux au monde, celui du matériel  et celui du spirituel. Le monde spirituel  est confondu avec celui de Dieu, cela permet aux idées de se passer de la raison, créant une acceptation des faits de façon intuitive nommée la foi.  Cette spiritualité devient si indispensable que certains pensent qu’elle est liée et possible uniquement avec la croyance en Dieu. 

La gestion de la souffrance ?

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors l’homme cherche les solutions qui lui permettront de soulager au mieux sa souffrance. Son « Dieu », l’homme l’adaptera afin qu’il devienne plus efficace. Face à la mort d’un être cher, l’athéiste tiède retrouve le chemin de la synagogue, de l’église, du temple, ou de la mosquée. Comme remède de la souffrance, chez les chrétiens, la religion catholique en deviendrait presque polythéiste avec la vénération de tous ses saints. Un saint pour chaque mal. Face à la douleur l’homme perd sa raison, pour y trouver parfois la foi. 

Dieu un prétexte pour organiser la société ?

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors par son existant dans l’esprit de l’homme, il a aidé à construire une base de texte permettant à l’humanité de s’organiser, pour que cela soit viable pour tous. Pas à pas, les hommes, avec Dieu comme en aide, passeront de clans primitifs à la société d’aujourd’hui. Au nom de Dieu, je ne nierai pas que les hommes feront des guerres mais aussi et surtout une civilisation de moins en moins barbare. L’homme abandonnera le cannibalisme, aujourd’hui il n’est que symbolique chez les chrétiens dans l’eucharistie «  prenez et mangez ceci est mon corps »

Dieu un prétexte pour tuer ?

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors ce Dieu servira de prétexte pour pouvoir réaliser le meilleur mais aussi le pire : «  Brûler les tous, dieu reconnaitra les siens » ainsi le Vatican détruira les Cathares ; l’inquisition ; les guerres de religion ; le 24 août 1572, la nuit de la saint Barthélémy ;  pour les plus connus chez les chrétiens mais les autres religions ont aussi leurs faits d’horreur. Ainsi de tout temps, avec toutes les religions, les hommes ont tué massacré au nom de Dieu. Ils ont été aussi capables de faire pire sans le faire au nom de Dieu. Les deux dernières guerres mondiales ne seront pas faites au nom de Dieu et ont été les plus meurtrières de toute l’histoire de l’humanité. Dans ces deux conflits, l’homme a montré tout son mauvais génie pour massacrer, exterminer son prochain. Malgré cela, l’humanité ne fait que progresser vers plus d’humanisme.

Les limites d’une telle proposition ?

Si Dieu n’existe pas tout en existant, alors ce sont encore les hommes qui posent le plus de problèmes pour valider cette hypothèse.

Une autre hypothèse: Dieux existe sans exister.

 

 

 

© Jean Marc Damien   

Hypothèse I : Dieu existe.

Hypothèse II – Dieu n’existe pas

Sommaire d’un échafaudage en philosophie  Phil’Op            

Echafaudage de planches en philosophie   

Planche n° 18.3 – 

Hypothèse III : Dieu n’existe pas tout en  existant. 

Première esquisse le 19 mai  2009     

Dernière retouche le 31 décembre 2012

 

 

 

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