Mots pour maux.

Mots pour maux. aquarelle-di-ker-300x225

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Il y a ces gens qui passent, 

Il y a ce vent qui glace, 

Il y a le temps qui casse, 

Il y a cela puis ceci, 

Il y a ceci puis cela… 

Et toujours  la mémoire qui ne jamais ne s’efface, 

Avec tous ses tiroirs où jours après jours j’entasse. 

Voir mais ne jamais regarder, 

Boire sans jamais être assoiffé, 

Entendre mais ne jamais écouter, 

Manger sans jamais être affamé, 

Vivre mais ne jamais imaginer, 

Et puis toujours et plus : acheter, 

Sans jamais réaliser. 

Vite oublier ces gens qui passent. 

Vite oublier ce vent qui glace. 

Vite oublier le temps qui casse. 

Vivre l’ordinaire, dés le petit matin, 

Sans penser plus loin à demain. 

L’anesthésie médiatique est à l’œuvre, 

Dors petit frère, 

Dors petite sœur, 

Dormez et rêvez encore. 

Il y aura tant tant de nouveautés à acheter, 

De nouveautés à rêver, 

De nouveautés à vous frustrer. 

Et toujours plus à souffrir. 

Même pour ceux qui ne seront jamais affamés. 

Même pour ceux qui ne seront jamais assoiffés. 

Parles de renoncements et te voilà perdant. 

Et pourtant… 

Où sont les révoltes de mes chagrins, 

De mes utopies d’adolescent. 

Celles qui me faisaient écrire tous ces mots, 

Dans ce monde de bruits, 

Plus vide qu’un silence. 

Espérant ainsi soulager par magie, 

Mots pour maux… 

Et ces gens qui passent. 

Et ce vent qui glace. 

Et le temps qui casse… 

 

1ére esquisse 23/08/02

réécriture 10/01/2009

© Michel Damien

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